Bienvenue à tous!


Tout d'abord merci de visiter ce blog, j'espère que vous prendrez beaucoup de plaisir à le lire! N'hésitez pas à devenir membre!

Ce blog a un triple objectif, tout d'abord me permettre de partager mes impressions et de donner des informations et des bons plans aux personnes se rendant ou vivant à Moscou.

Ensuite à travers ce blog je souhaite échanger sur la Russie et Moscou en particulier, discuter des opinions de chacun et éventuellement corriger quelques fausses idées reçues!

Enfin je souhaite publier des témoignages de français, d'étrangers et de russes vivant à Moscou afin d'avoir une multitude de regards sur cette ville aux multiples facettes

Je vous souhaite une bonne lecture à tous! (there is also an English version of this blog : http://glance-on-russia.blogspot.com/)

vendredi 19 juin 2015

Apprendre ou réapprendre le russe !

Pour beaucoup de personnes passionnées par la Russie, l'apprentissage du russe reste très difficile voir insurmontable. Une fois qu'on commence à apprendre cette magnifique langue, on se rend compte qu'elle est très compliquée et on a vite tendance à se démotiver ou à se décourager.

Il y a de très nombreuses méthodes un peu partout qui permettent d'apprendre le russe, mais il y en a peu qui sortent de l'ordinaire et qui arrivent vraiment à motiver les gens.

Je n'ai pas l'habitude de mettre en avant une seule personne ou une seule méthode, mais je voudrais souligner par cet article le travail remarquable qu'à fait Thomas Beguin, un passionnée de la Russie depuis plus de 20 ans, qui est blogger et fondateur du site russie.fr.

Il propose une méthode très intéressante et intéractive que je vous conseille d'essayer si vous voulez apprendre le russe. Thomas a donc fait une vidéo pour expliquer comment il s’est débarrassé de tous ces problèmes et appris le russe grâce à des méthodes efficaces.

Dans cette vidéo vous découvrirez :
  • la question que VOUS devez vous poser pour rester motivé pour apprendre ou reprendre le russe (ça à l’air bête comme ça mais ça peut changer beaucoup de choses pour vous)
  • son histoire avec la Russie (ça commence en 1992 !)
  • comment il a appris le russe petit à petit grâce aux bonnes méthodes (et comment vous pouvez faire la même chose)
Je veux la partager avec vous car je pense vraiment que Thomas pose les bonnes questions
ET apporte les bonnes réponses !

mardi 12 août 2014

Heure d'été VS heure d'hiver!

En mars 2011, J'ai écrit l'article ci-dessous concernant le changement d'heure. Trois ans et demi après, il a été décidé de passer en permanence à l'heure d'hiver au lieu de l'heure d'été!
Ainsi en octobre le décalage horaire restera 2 heures entre Moscou et Paris (au lieu de trois l'année dernière) et l'été prochain, il ne devrait plus y avoir qu'une heure de décalage horaire au lieu de deux.

Après deux hiver avec l'heure d'été, je ne sais pas quoi penser, est-ce que c'est plus agréable d'avoir une heure de jour de plus l'après-midi ou le matin. Je vous donnerais mes impression cet hiver!!

Article publié en mars 2011 :

Dans de nombreux pays, le changement d'heure donne l'occasion à tout un chacun de débattre de la pertinence de celui-ci. Certains sont pour, d'autres contre, et l'on entend à chaque fois les mêmes arguments. A chaque fois? En tout cas plus en Russie, en effet un décret signé la semaine dernière par le président Dmitri Medvedev annonce que la Russie restera en permanence à l'heure d'été!

A partir du 30 octobre 2011, date du passage à l'heure d'hiver, et jusqu'au 25 mars 2012, il y aura donc 3h de différence entre Paris et Moscou au lieu de 2h à l'heure actuelle. Entre Moscou et Londres il y aura 4h de différence, on pourra donc partir à 15h de Moscou et arriver à 14h30 à Londres étant donné qu'un vol dure 3h30!! N'évoquons pas le retour par contre!

Pourquoi le gouvernement russe a-t-il finalement décidé après plusieurs années de débat de ne plus changer d'heure, quelques éléments d'explications :
Tout d'abord un extrait du journal "Moscow Times" : Medvedev, qui a déjà touché aux fuseaux horaires en faisant passer leur nombre dans le pays de 11 à 9 zones, a déclaré que passer de l'heure d'été à l'heure d'hiver et vice versa était mauvais pour la santé. Des études scientifiques montrent que immédiatement après le changement d'heure, il y a plus de suicides et de crises cardiaques et que le passage d'une heure à l'autre entraine plus de pollution.

Des experts ont également déclaré que suivant les régions, le fait de rester en permanence à l'heure d'été augmenterait la quantité de lumière du jour perçue de 7% à 17%. Néanmoins, la suppression de l'heure d'hiver augmentera la consommation annuelle d'électricité de 0,1% soit 1 milliard de kilowatts/heure en plus du fait qu'il fera plus sombre le matin et donc que les gens consommeront plus.

En supprimant le changement d'heure, la Russie rejoint le Japon, la Chine, la Corée du Sud, le Tadjikistan, le Turkménistan, l’Ouzbékistan, le Kirghizistan, le Kazakhstan et la Géorgie dans cette pratique.    

mercredi 11 juin 2014

Se baigner le weekend à Moscou


A l’approche de l’été, l’envie d’aller se baigner va rapidement se faire sentir avec l’augmentation de la température dans les rues de Moscou. En tant qu’étranger, on ne connait pas forcément les bons coins pour aller se rafraichir, et on ne sait d’ailleurs pas tout le temps qu’il en existe à portée de métro !

Serebriany Bor fait partie de ces rares endroits accessibles à tous en métro puis en bus. Il y a plusieurs possibilités pour y accéder, mais la solution la plus rapide consiste à prendre les trolleybus 20, 21, 65 ou 86 du métro Polezhaevskaya (certains de ces bus partent d’autres stations de métro avant d’arriver à Polezhaevskaya, notamment Belorusskaya, sokol ou Begovaya). Ces derniers s’arrêtent à l’entrée du parc donc il faut continuer à pied pour les plages 2 et 3. Si vous voulez aller jusqu’au bout en bus, vous pouvez prendre la « marshrutka» 190 du métro Polezhaevskaya.
                 
Source : http://www.s-bor.ru/guide.htm


Sur la carte, on peut voir une barrière dessinée avec écrit « КПП », il s’agit de l’entrée de la zone protégée de Serebriany Bor. Si vous prenez un trolleybus, il vous laissera à cette barrière et vous devrez continuer à pied. Ce n’est pas un problème si vous allez à une des plages les plus proches de l’entrée, par contre si vous souhaitez vous rendre à la plage n°3 (la mieux équipée à priori) je vous conseille de prendre un petit bus (marshrutka) qui va jusqu’au bout. L’accès aux plages est gratuit, sauf bien sur pour les parties « VIP », et en règle générale, le territoire est ouvert de 9h à 21h. 


Source : http://www.s-bor.ru/guide.htm


Si vous voulez faire un barbecue (avec de l’alcool notamment, interdit en théorie sur le territoire protégé), je vous conseille de prendre le chemin à gauche situé juste après le pont et avant la barrière d’entrée sur le territoire. Sur la carte vous pouvez le repérer en bas à droite. Il y a des barbecues en dur à la disposition de tous installés près le la zone représentée en violet sur la carte (10-15 minutes de marche). A noter que cette partie du parc ne ferme pas n’étant pas dans le territoire protégé. La baignade n’est pas légalement autorisée car non surveillée, mais vous pouvez vous baigner sans problème, l’eau est plutôt propre et avoisine les 25°c en été.

Si vous avez oublié votre maillot de bain, vous pouvez toujours aller vous baigner sur la plage réservée aux nudistes qui est située entre la plage n°3 et la zone marquée en rose sur la carte ! 
Pour plus de renseignements, vous pouvez aller sur le site internet officiel du parc http://www.s-bor.ru (en russe).

Si vous connaissez des bons coins similaires aux alentours de Moscou ou il est possible de se baigner et de faire un barbecue, n’hésiter pas à les partager dans les commentaires ! 

Bonnes baignades 

dimanche 26 janvier 2014

Voyager en train de banlieue en Russie


Bonjour mes chers lecteurs, je vous souhaite une très bonne année et mes meilleurs vœux pour 2012!

Si vous êtes venus en Russie, vous avez peut-être eu l’occasion d’aller dans des villes ou des villages en dehors de Moscou ou de Saint-Pétersbourg. Dans ce cas vous avez peut-être pris un train de banlieue connu en Russie sous le nom d’elektrichka (электричка). Je suppose que pour ceux qui l’ont fait, vous avez dû être plutôt surpris la première fois étant donné qu’un trajet peut se révéler bien différent de la monotonie de nos trains de banlieue ! Si vous n’êtes jamais monté dans un elektrichka, laissez-moi vous expliquer pourquoi c’est différent et à quoi il faut vous attendre !

Si l’on parle du train en lui-même, il s’agit d’un train de banlieue classique avec à l’intérieur des bancs en bois prévu pour 3 personnes (ou en plastique pour les nouveaux trains), et qui comprend entre 6 et 14 wagons. La grande majorité des trains sont tractés par des locomotives électriques. Si l’on entre dans les détails pratiques, il y a des toilettes dans tous les trains de banlieue, deux au minimum pour les plus anciens (à chaque extrémité). A part la modernité des trains, rien d’étonnant jusque là.

Un détail important néanmoins, les dénommés trains de banlieue peuvent relier des villes distantes de plus de 150 kms ! Il est même possible d’aller de Moscou à Saint-Pétersbourg en utilisant uniquement des elektrichkas ; il faudra prendre cinq trains différents avec des liaisons entre Moscou et Tver puis Tver – Bologoe, Bologoe – Okoulovka, Okoulovka – Malaya Vishera et enfin Malaya Vishera – Saint-Pétersbourg ! Je vous conseille quand même le train longue distance. Sur de nombreuses destinations, entre Moscou et Tver ou Moscou et Serguev-Possad par exemple, il est possible de prendre un train express qui va un peu plus vite et fait moins d’arrêts, ou un elektrichka classique qui s’arrêtera à tous les arrêts ou presque. Le premier sera un peu plus cher (mais le prix sera toujours très bas). Pour l’exemple, suivant le train que vous prenez entre Moscou et la ville de Solnetchnogorsk située à 45 kms au nord de Moscou, vous pouvez mettre entre 54 minutes et 1h29 suivant les trains ! 

En Russie, comme partout, il y a des arrêts dans les villes et les villages, mais étant donné que la distance entre deux villages peut être très grande et que certaines personnes ont des « datcha » (maisons de campagne) dans la campagne au milieu de nulle part, des arrêts ont été créé entre les villes et les villages. Ainsi il y a des arrêts avec pour nom « km 52 » ou « km 108 », il est possible de s’arrêter là et de partir se balader directement en forêt ! Il s’agit d’arrêts très populaires en automne pour les cueilleurs de champignons (sport national en Russie). Ces arrêts ne sont généralement pas équipés de guichet, il faudra donc acheter son billet directement dans le train en indiquant là où on est monté, sans payer d’amende ou de frais supplémentaires liés à l’achat du billet dans le train.

C’est peut-être étonnant qu’il y ait des arrêts en pleine campagne, mais jusque là rien de bien surprenant. Ce qui a vraiment rendu mon premier voyage en elektrichka intéressant était le passage continu de vendeurs et de personnes « s’échappant » au passage du contrôleur ! C’est distrayant voire amusant de regarder passer les vendeurs ambulants avec leurs produits de toute sorte que ce soit des gadgets (souvent inutiles), des jouets, des produits de beauté ou des médicaments qui ont remède à tout (en théorie en tout cas !) ; produits dont on n’aurait souvent pas imaginé l’existence. Chacun leur tour, ils entrent dans le wagon, présentent leur produits et traversent le wagon. Il est surprenant de voir que les gens achètent assez souvent les articles présentés. Certains vendeurs sont même équipés d’un micro portatif pour être entendu à travers tout le wagon.

J’ai mentionné auparavant des passagers avançant de wagon en wagon au fur et à mesure qu’arrive le contrôleur, c’est assez amusant à voir (en tout cas les premières fois), surtout quand il s’agit d’une trentaine de personnes en file indienne. Ceci annonce généralement l’arrivée imminente du contrôleur, quand celui-ci arrive, des gens de votre wagon vont à leur tour se lever et partir vers les wagons suivants. Ceux qui décident de rester et qui n’ont pas leur titre de transport sortent un billet de 50 roubles (1,25€) en échange duquel ils auront un ticket valable pour un certain nombre d’arrêts (l’équivalent de 50 roubles). Sur un trajet assez long, il est courant que les contrôleurs passent plusieurs fois, et donc à chaque fois c’est le même scénario, soit les personnes essayent d’échapper au contrôleur soit elles repayent 50 roubles ! Mais même dans le cas ou les passagers payent plusieurs fois 50 roubles, le trajet leur coûtera de toute façon moins cher que le coût total normal. Pour ne pas payer du tout, certaines personnes essayent de contourner les contrôleurs à un arrêt, en sortant du wagon et en rentrant par une autre porte ou celui-ci est déjà passé. Le seul problème c’est que les arrêts sont parfois très courts et que les wagons sont assez long, donc il faut courir assez vite d’une porte à l’autre pour ne pas « louper le train » ! C’est donc un « sport » généralement pratiqué par les plus jeunes.

Si vous travaillez en Russie et que vous dites à vos collègues russes (et surtout Moscovites) que vous avez pris un elektrichka, ils seront probablement surpris, sachant que c’est un transport que les étrangers prennent rarement. Cela dit c’est assez sûr et c’est le moyen le plus rapide pour rejoindre une ville ou un village en dehors de Moscou. En effet prendre un bus ou une voiture équivaut à rester de longues heures dans les bouchons (surtout vrai à Moscou), en particulier en partant le vendredi soir et en revenant le dimanche soir. Un petit exemple personnel, l’été dernier je suis allé à la datcha d’amis un vendredi soir. Je suis parti en train à 19h et je suis arrivé en même temps qu’eux vers 22h. Seulement ils sont partis en voiture à 15h du centre de Moscou ! Donc si vous n’avez pas spécialement besoin de voiture une fois sur place et que vous n’êtes pas trop chargé, préférez le train.

Que dire de plus sur les trajets en elektrichka, peut-être qu’ils permettent de rencontrer des russes issus des milieux modestes et des classes moyennes, cela peut vous montrer une autre image (positive ou négative suivant les rencontres) des russes, bien différente de celle que vous pouvez avoir à Moscou en vivant au centre ville. C’est également un bon moyen de découvrir la campagne russe, le train passant à côté de maisons traditionnelles, à travers des champs et des forêts. Pour le reste je vous laisserai faire « l’expérience » vous-même !

Si vous avez des anecdotes sympas ou des commentaires, n’hésitez pas à les partager !

jeudi 14 novembre 2013

Voyager en train en Russie : quels billets acheter



Bonjour à tous !

Maintenant que vous savez comment acheter des billets de train, je vais vous expliquer quelle catégorie de billet choisir! J’aurais pu écrire cet article avant le précédent je vous l’accorde, mais je me suis dit qu’il était plus important de savoir comment acheter un billet et que la catégorie du billet est en fin de compte uniquement une histoire de budget pour la plupart d’entre nous ! Je vais néanmoins essayer de vous donner les clés pour choisir dans quelle catégorie vous voulez voyager (en mettant en partie de côté le budget). Je parlerais tout d’abord des trajets (longue distance) en train couchette avant d’évoquer le Sapsan (TGV russe).


Dans ces trains, il y a trois classes différentes : плацкарт (« platzkart »), купе (« coupé ») et люкс (« luxe »).

Si vous achetez un billet en platzkart, vous allez entrer dans un wagon contenant 54 lits ; vous allez arriver sur un long couloir qui traverse l’intégralité du wagon (jusque là rien d’anormal !) avec d’un côté du couloir quatre lits (2 en bas et 2 en haut), et de l’autre côté du couloir deux lits (un en bas qui une fois replié laisse place à une table et deux chaises et un en haut). Il y a donc neuf compartiments semi-ouverts si l’on peut dire, sans porte séparant chaque bloc de quatre lits. Il s’agit là de la 3ème classe ; les lits sont donc relativement petits, l’ensemble peut être bruyant étant donné que tout est ouvert et donc il peut être assez difficile de bien dormir. Malgré cela, l’ambiance est amicale, les voisin(e)s russes que vous pouvez avoir vont la plupart du temps vous proposer de partager leur nourriture et leurs boissons (qu’ils ont en général en grande quantité !), et étant donné que l’espace est ouvert, il y a souvent plus d’air frais (sauf quand il fait très chaud en été ou c’est plutôt étouffant).

Si vous êtes jeune, que vous dormez bien et que votre voyage dure plus de 12 heures, je vous conseille très fortement de voyager en platzkart. C’est en général sympa et vous pourrez faire connaissance avec vos voisin(e)s (directs et des compartiments voisins !), surtout en tant qu’étranger. Et bien sur, ce n’est pas cher (environ 20€ pour un voyage Moscou - Saint-Pétersbourg) !! Un conseil personnel : essayez de réserver le siège du bas s’il est disponible (idem en « coupé »), comme ça vous pourrez mettre vos bagages dans le coffre situé sous votre siège. Si quelqu’un essaye de vous voler vos affaires pendant que vous dormez, il faudra qu’il soulève votre lit (avec vous dessus), sans que vous vous en aperceviez !! En règle générale, les trains russes sont très sûrs et je n’ai jamais entendu d’histoires de vol ou d’agression. Néanmoins, il est toujours mieux de faire attention, en particulier en tant qu’étranger.


« Coupé » est la 2ème classe ; chaque wagon est constitué de neuf compartiments fermés avec chacun quatre couchettes (2 en haut et 2 en bas). Les couchettes du bas peuvent être en position lit ou en position siège (avec dossier, pour trois personnes), celles du haut restent en position lit mais peuvent également être relevées. Les lits sont plutôt confortables, plus longs et avec un matelas un peu plus épais, et le compartiment est plutôt bien insonorisé, donc il n’y aura pas de bruit si vos voisins n’en font pas (et s’ils ne ronflent pas !). L’ambiance peut être très sympa, mais cela dépendra uniquement des trois personnes qui sont avec vous (contre 18 en platzkart si l’on prend en compte les voisins des deux compartiments adjacents avec lesquels il est facile de discuter !). De plus, en raison du prix plus élevé des billets, il s’agit plus de familles (donc des enfants en bas-âge !) et de personnes d’âge mûr, boire des bières à « 2h du mat » avec ses voisins sera donc (hélas !) peu probable ! Donc si vous voulez juste dormir à peu près confortablement sur un trajet pas trop long (8-10 heures), il s’agit d’une bonne option. Beaucoup de russes vous déconseillerons de voyager en platzkart car c’est « horrible », les gens « puent » et c’est bruyant. Je vous le dit tout de suite, c’est faux ! Certes, comme je l’ai déjà dit, si vous voyagez par +40°c sachant qu’il n’y a pas de climatisation, ce n’est pas terrible et « coupé » sera plus recommandé. En temps normal, voyager en platzkart est très correct et en général très silencieux. De plus, si vous avez un budget plutôt serré, sachez qu’en moyenne le prix est entre 2 et 3 fois plus élevé en coupé. Si vous ne parlez pas russe, il y a également moins de chance de trouver un voisin parlant anglais en coupé (3 voisins généralement plus âgés) qu’en platzkart.


« Люкс » (luxe) correspond à la première classe, chaque wagon est constitué de huit ou neuf compartiments comme pour coupé, mais avec seulement 2 personnes par compartiments soit entre 16 et 18 personnes par wagon. Le billet de train peut inclure des rafraichissements et une collation, l’usage d’une radio (comme dans les avions, connexion avec des écouteurs et choix du canal) voire d’une télévision ! Certains trains prévoient aussi des compartiments pour une personne incluant une douche et des toilettes privatives, mais c’est plutôt rare. Un système de climatisation existe également dans la plupart des trains ce qui doit être plutôt agréable en été. La différence de prix entre coupé et luxe varie entre une fois et demie et deux fois plus cher suivant les services inclus.

En résumé, le système ferroviaire russe offre une large palette de prix et de service qui permet à tout le monde d’y trouver son compte. Vous pouvez choisir de voyager pour pas très cher, avec éventuellement du bruit et un confort plutôt basique (mais somme toute pas mal) et, d’après mon expérience, dans une ambiance amicale avec un voyage qui peut s’avérer très divertissant ! Vous pouvez privilégier le confort à un prix toujours abordable, mais ce ne sera pas la « véritable » expérience du train russe ! Vous avez une dernière option, celle de privilégier le confort au prix, je suppose que c’est bien si l’on recherche le calme mais je ne peux pas vraiment vous en dire plus, n’ayant jamais voyagé en luxe. Une dernière chose à noter, le niveau de confort peut également fortement varier pour une même classe suivant les trains. C’est comme en France où vous pouvez prendre un TGV en 1ère classe et ne pas avoir de prise pour brancher votre ordinateur alors que sur un TGV récent vous en aurez une en 2ème classe ! D’ailleurs chers lectrices et chers lecteurs, si vous avez des conseils sur les trains à prendre en priorité et ceux à éviter, c’est avec grand plaisir que j’accepterai vos commentaires.

Dans certains trains couchettes qui roulent de jour, il existe une 4ème classe avec uniquement des places assises, généralement pour des voyages de moins de 8 heures. Depuis le 17 décembre 2009, vous pouvez également prendre un train à grande vitesse, le Sapsan (qui signifie Faucon Pèlerin en français), entre Saint-Pétersbourg et Moscou (entre 3h45 et 4h15 de trajet) et entre Moscou et Nizhni-Novgorod (3h50 ou 3h55 de trajet). Le Sapsan compte 604 places assises, avec une classe affaire et une classe économique, toutes les deux très confortables. La différence majeure entre les deux classes est liée aux services complémentaires et non aux sièges. En classe affaire, vous avez le droit en plus à des boissons et à un repas, vous avez un terminal interactif individuel (comme dans les avions) sur lequel vous pouvez regarder des films ou jouer, enfin des journaux en anglais et en russe ainsi que des prises électriques sont à disposition. Il faut savoir tout de même que la classe affaire est presque deux fois plus chère que la classe économique.

Le Sapsan qui relie Moscou à Saint-Pétersbourg peut s’arrêter également dans cinq villes sur le chemin (suivant les trains) et il y a sept trains par jour. Les arrêts sont Tver, Bologoe, Vyshnij Volotchek, Tchudovo et Okulovka (Тверь, Бологое, Вышний Волочек, Чудово et Окуловка). Pour le détail des horaires, vous pouvez consultez directement le site officiel http://sapsan.su/schedule.htm. Le site est malheureusement en russe, mais le lien vous dirigera directement sur les horaires donc même si tout est en russe, vous devriez réussir à déchiffrer tout ça !

Le Sapsan qui relie Moscou et Nizhni-Novgorod peut quand à lui s’arrêter dans deux villes et il y a deux train par jour. Les deux s’arrêtent à Vladimir (Владимир), et seulement le train du matin s’arrête à Dzerzhinsk (Дзержинск).

J’espère que vous avez maintenant toutes les informations nécessaires pour bien choisir la catégorie de votre billet de train, si vous avez des anecdotes à raconter ou des conseils à donner, ceux-ci sont les bienvenus dans les commentaires ! Le dernier article consacré aux transports ferroviaires sera sur les trains de banlieue (электричка) !





samedi 12 octobre 2013

Acheter des billets de train en Russie



Bonjour chers lecteurs, lectrices et fans hystériques !! Excusez-moi tout d’abord de ne pas avoir écris pendant si longtemps, j’ai du prendre tous les trains existants à travers toute la Russie pour pouvoir écrire cet article !!

Comme vous pouvez vous en douter, ce n’est que partiellement vrai, même si j’ai pris de nombreux trains ces dernières semaines !

Cet article est le premier d’une trilogie sur les voyages en train de par la Russie. Dans celui-ci je vais décrire en détails comment acheter ses billets ; dans le prochain j’essaierai de retransmettre l’atmosphère unique qui règne dans les trains (longue distance) suivant la classe choisie ; et enfin dans le troisième article il sera question des trajets en train de banlieue (электричка) sur lesquels il y a beaucoup à dire !!

Dans un des articles précédents publié sur mon blog, (http://regards-sur-la-russie.blogspot.com/2011/05/la-russie-travers-les-yeux-dun-latino.html) mon ami sud-américain a déjà détaillé les différentes façons d’acheter un billet de train en Russie, par son expérience personnelle. Il s’agira ici d’une version quelque peu différente et un peu plus complète ; je pense que les deux sont intéressantes et donc je ne peux que vous inviter à lire aussi l’autre article !

Étudions donc maintenant comment acheter ses billets en Russie, surtout en tant qu’étranger :
La première option, et la plus simple est d’acheter les billets par Internet : c’est rapide, cela permet d’obtenir les meilleurs prix (promotions réservées à l’achat en ligne), c’est facile et il n’y a pas à faire la queue ! Par contre pour cela deux choses sont indispensables, une carte de  crédit qui fonctionne sur les sites Internet russes (en général seulement les cartes russes), et une certaine maitrise du russe (ou quelqu’un à proximité qui a cette faculté géniale !). Il est possible d’acheter les billets sur le site http://rzd.ru/, ou encore sur http://www.tutu.ru/poezda/, mais il me semble qu’une commission supplémentaire est prélevée. J’ai cité le site Tutu car leur interface est très pratique pour la recherche des horaires de trains, de trains de banlieues et également pour les avions. Une fois que vous avez sélectionné votre itinéraire, le plus simple est de revenir sur le site de RZD pour acheter ses billets. Il s’agit du site officiel des chemins de fer russes et donc le prix des billets est le même qu’en gare. Si vous connaissez d’autres sites intéressants (surtout en anglais voire même en français !), je vous invite à les indiquer dans les commentaires.

Pour les trains qui vont directement à l’aéroport, l’Aéroexpress, vous pouvez également acheter vos billets en ligne à l’avance sur le site https://www.aeroexpress.ru/en. Et, chose extraordinaire, il existe une version anglaise qui fonctionne parfaitement (comme quoi rien n’est impossible) !!

Si vous voulez acheter des billets pour le train rapide qui relie Saint-Pétersbourg – Moscou et Moscou – Nijni-Novgorod, le Sapsan, vous pouvez le faire sur le site http://sapsan.su/. Malheureusement il n’y a pour l’instant qu’une version russe.

Le site officiel des chemins de fer russes a également une version anglaise http://eng.rzd.ru/, mais pour le moment il s’agit d’une version « corporate » et non commerciale. Pour cela il faut revenir à la version russe ! On ne peut qu’espérer un changement dans un futur proche, notamment en vue des jeux olympiques d’hiver de Sotchi en 2014. Si vous voulez consulter les horaires des trains en anglais, j’ai trouvé un site plutôt bien fait avec des informations pertinentes sur comment voyager en train en Russie, http://www.seat61.com/Russia-trains.htm


La deuxième option (la bonne vieille méthode) consiste à acheter ses billets au guichet de la gare : si vous parlez russe, ça ne devrait pas poser de soucis, mais dans ce cas, achetez sur Internet ! Si vous ne parlez pas russe et que personne ne peut vous aider, je vous conseille d’aller tout d’abord à un des automates de la gare (généralement sans attente et quelque fois avec une version anglaise) et de choisir quel train vous voulez prendre, et par la suite faire la queue pour acheter ses billets. Dans ce cas, il est préférable de marquer sur un papier (en cyrillique si possible) le numéro du train et le siège souhaité (je vous conseille le siège situé en bas). Comme les employées de la gare ne parlent généralement pas anglais, donnez leur juste le papier avec les informations, votre passeport ou une copie (de préférence) et bien sûr l’argent nécessaire ! Bien qu’il faille au moins une copie du passeport pour acheter des billets de train, il n’est pas nécessaire de le faire par soi-même, il suffit juste que la personne qui les achète en ait une copie. Par ailleurs, dans certaines gares à Moscou et je suppose à Saint-Pétersbourg, il existe désormais des comptoirs spéciaux pour les étrangers où ils parlent anglais !

Quand vous attendez à un comptoir, faites très attention aux horaires indiqués. En effet, chaque guichet a tour à tour une pause dite « technique » de 15 minutes et une pause déjeuner de 30 minutes à 1 heure !

Si vous voulez prendre un train de banlieue, vous devez obligatoirement acheter vos billets aux guichets, ils ne sont pas en vente sur Internet (dans le cas contraire, merci de m’indiquer où !). Je vous conseille d’arriver au moins 25 minutes avant le départ du train, le temps d’attente pour acheter ses tickets peut être assez long. Leur prix est assez faible, par exemple si vous allez 120 km en dehors de Moscou, vous paierez environ 200 roubles soit moins de 5€ !! Ici encore ne vous attendez pas à ce que les employés parlent anglais (quoiqu’un miracle puisse toujours arriver), soyez donc sûr de connaître le nom de votre destination finale en russe. Une fois arrivé près du comptoir, regardez le prix sur le panneau d’affichage à côté du guichet et essayez de préparer l’appoint au maximum, au guichet dites juste le nom (ou notez le si vous n’êtes pas sûr de bien le prononcer) et donnez l’argent. Aucune pièce d’identité ne vous sera demandée.
Si vous ne parlez pas du tout russe, je vous conseille de venir entre 30 et 40 minutes avant le départ (au moins la première fois) pour éviter tout problème. Dans certaines gares, il y a des guichets différents suivant la destination requise, qui peuvent être situés dans des salles ou des étages relativement éloignés les uns des autres, et il est facile de ne plus savoir ou aller. Si vous avez un problème pour trouver votre chemin ou pour acheter votre billet, je vous conseille de demander à une jeune fille russe (18-30 ans) de vous aider, par expérience, c’est la catégorie où vous aurez le plus de chance de tomber sur quelqu’un qui parle anglais. J’ai précisé une jeune fille car en Russie (et probablement dans de nombreux pays), j’ai remarqué que les filles avaient de meilleures facultés en langues que les garçons.


J’ai évoqué auparavant les automates dans les gares : Si vous ne voulez pas faire la queue au comptoir, des machines sont à disposition dans les gares et permettent d’acheter des billets de train. Les cartes de crédit sont acceptées, mais il se peut qu’une carte française ne fonctionne pas. Dans ce cas, servez-vous de l’automate pour vérifier les horaires, la disponibilité et le prix des billets, puis allez directement au guichet. Et comme ce serait trop facile, la plupart des machines ne sont disponibles qu’en russe, cela veut tout de même dire que certaines ont une version anglaise !


La dernière solution et surement la plus simple si vous ne parlez par russe du tout est d’acheter ses tickets auprès d’une agence spécialisée : « ЖД и авиа билеты », ce qui veut dire billets de train et d’avions. La commission dépendra du prix du billet et de l’agence, mais généralement il n’y a pas de queue et au moins une personne de l’agence parlera anglais ! Vous pouvez tout aussi bien passer par une agence de voyage classique qui acceptera probablement de vous vendre des billets de train.

Oh ! J’ai oublié de vous dire que si vous devez annuler votre voyage, il est possible d’être remboursé. Si vous demandez le remboursement plus de 8h avant le départ, seule une petite commission sera prélevée ; entre 8h et 2h avant le départ, la commission équivaut à 50% du prix du billet le moins cher (Platzkart) et enfin entre 2h avant le départ et 12h après le départ, celle-ci est de 100% du prix du billet le moins cher.

Un dernier conseil, vérifiez attentivement le nom de la gare où vous devez vous rendre, certaines villes ont plusieurs gares qui sont relativement éloignées l'une de l’autre. Par exemple, à Moscou il y a plus de six gares principales et des dizaines de gares secondaires, une erreur est si vite arrivée !

J’espère que vous avez maintenant toutes les clés en main pour acheter vos billets de train en Russie ! Si vous avez des interrogations ou des conseils, n’hésitez pas à en faire part dans les commentaires, merci !



samedi 1 juin 2013

Euro-rouble, rouble-euro, comment changer son argent en Russie


Avec l’arrivée de l’euro, les questions de taux de change, frais bancaires, retrait de grosses sommes en avance … n’ont plus lieux d’être dans une bonne partie de l’Europe ! Par contre pour la Russie c’est une autre histoire.

L’arrivée de l’euro a quand même bien facilité les choses, je me souviens de la première fois où je suis venu en Russie, à 13 ans, j’ai (mes parents!) du changer des francs en dollars à ma banque en France pour ensuite pouvoir échanger ces dollars en Russie. L’arrivée de la monnaie unique nous a permis de changer directement nos euros en roubles ! La question qui se pose donc est comment changer ses euros et où ?

A Moscou, c’est très facile, il y a des bureaux de change un peu partout et on peut également payer par carte bancaire. De nombreux distributeurs de billets sont aussi à disposition et certains permettent de retirer des roubles bien sur ( !) mais aussi des euros et des dollars. L’intérêt de retirer des euros et de les changer après est de ne pas avoir de frais de change appliqués par sa banque, ceux-ci variant énormément d’une banque à une autre, faites-y attention. Le taux de change est par ailleurs (d’après mon expérience personnelle) toujours plus intéressant dans les "bons" bureaux de change que celui appliqué par les banques. Quand vous retirez de l’argent faites attention aux frais bancaires, il est souvent moins couteux de retirer des gros montants une fois que plusieurs fois des petits montants pour avoir moins de frais d’opération. Si vous ne voulez pas utiliser votre carte bancaire, vous pouvez venir avec de l’argent liquide, mais cela vaut seulement pour les touristes. Pour les personnes expatriées, il faut trouver une banque qui propose une option internationale avec peu de frais ou une banque sur place, suivant les situations.

J’ai parlé des bureaux de change en disant que c’était très facile, c’est vrai, mais attention aux arnaques ! Il y a de très fortes variations dans les taux de change proposés, voici donc mes conseils pour ne pas payer trop de frais.

Tout d’abord évitez tous les bureaux de change qui prennent une commission, c’est une minorité mais ce n’est jamais intéressant même si ils proposent un bon taux de change. Il s’agit souvent de banques ou d’hôtels. Évitez également les bureaux de change qui sont ouvert sur la rue, pour des raisons de sécurité, même si Moscou est globalement sûre de ce côté la.

Il y a ensuite trois catégories de bureaux de change selon moi. Une première catégorie, la plus courante et que j’utilise en règle générale, où la différence est de 30 ou 40 kopecks entre l’achat et la vente de roubles. Si vous changez des euros pour des roubles vous aurez un taux par exemple de 40,10 roubles pour un euro, et si vous achetez des euros, vous payerez 40,40 roubles pour un euro.

Une deuxième catégorie sans commission mais à bannir absolument c’est quand il y a des taux différents suivant la somme, plus ou moins de 10 000. Euros bien sur, pas roubles ! Si vous changez plus de 10 000 euros d’un coup vous pouvez y aller, mais ça m’arrive rarement ! Dans ces endroits il y a généralement plus d’un rouble de différence, voir des fois 2 roubles. Si on reprend l’exemple ci-dessus, ça sera respectivement 39,10 et 41,40 (à l’aéroport notamment).

Enfin la dernière catégorie est à utiliser avec précaution. Il s’agit des bureaux de change qui proposent une différence de 5 kopecks entre l’achat et la vente, par exemple respectivement 40,15 et 40,20. Ils sont assez peu nombreux et si vous tombez sur ce genre de taux de change, ce sont les plus intéressants, mais il faut être prudent. En effet certains endroits sont très bien, il n’y a jamais de problèmes et donc constituent la meilleure solution pour échanger ses euros. Mais d’autres endroits font des bénéfices uniquement par un système d’arnaques. Je ne les connais pas toutes, mais la plus courante c’est qu’il y ait une fente qu’on ne peut pas voir dans le sas où on donne l’argent. Celui-ci est toujours recompté devant vous avant de vous être rendu, mais surprise quand vous récupérez le tout, une partie est passée par la fente mais vous ne pouvez pas le prouver. C’est en général réalisé sur des gros montants, donc si vous changez 100 euros il n’y a pas grand-chose à craindre concernant cette technique. Pour les autres technique je ne garanti rien ! Pour ce qui est des faux billets en Russie, je ne crois pas qu'il y ait de risques.

En ce qui concerne les autres endroits en Russie, dans les grandes villes il n’y a pas trop de problème, mais dès qu’on se retrouve dans des endroits un peu reculés il faut absolument avoir des roubles sur soi.

Si vous avez des anecdotes ou des bons plans n’hésitez pas à les partager dans les commentaires !   

dimanche 7 avril 2013

Ma première fois (en Russie)!


Cet article participe à l’événement inter-blogueurs "Bloguer Russie" organisé par le blog "Russie.fr". Vous trouverez ici la présentation de l’événement pour cette première édition : "Mon premier voyage en Russie" ou "Mon premier voyage en France".

Lorsque je rencontre de nouvelles personnes en Russie, une des questions que l'on me pose le plus souvent est : "Pourquoi es- tu en Russie et pourquoi as-tu appris le russe?"

C'est très simple ! Je ne voulais pas être dans des classes surchargées en espagnol (25-30 élèves par classe), l'allemand ne m'attirait pas particulièrement, et étant donné que le russe était proposé dans mon collège, je me suis dis pourquoi pas ! Cerise sur le gâteau, un voyage d'échange à Nijni-Novgorod (la 5ème  ville de Russie) était organisé tous les deux ans entre les établissements de ma ville et l'école n°53, spécialisée en langue française.

J'ai donc commencé à apprendre le russe en quatrième, en 2000. Nous n'étions que 5 élèves en cours, que des garçons ! Mon premier voyage c'est joué sur un coup du sort, en effet les élèves de quatrième n'étaient en théorie pas admis pour le voyage en Russie, étant donné qu'un voyage en Angleterre était organisé pour eux. Mais en raison du trop grand nombre d'élèves, le choix avait lieu par tirage au sort. Ne faisant pas parti des élus, j'ai demandé si je pouvais participer au voyage en Russie avec le reste du groupe (constitué d'une vingtaine d'élèves de la quatrième à la terminale) qui avait lieu à la même période. Une fois l'accord obtenu et les correspondants trouvés, j'étais fin prêt pour le grand départ, ma première fois en Russie !

Nous sommes partis le matin de Grenoble (début avril) avec un grand soleil et +15°c, à l'arrivée nous avons été accueillis par un joli temps de printemps moscovite, -2°c et de la grisaille (un petit choc quand même). A l'arrivée à Moscou, premières péripéties à la suite du passage de la douane qui est toujours un grand moment. Nous sommes tous passés sans problème excepté une des professeurs qui nous accompagnait, en effet son visa indiquait que c'était un homme et non une femme ! Après 2 heures de négociations et de coups de fils, elle a pu nous rejoindre, bienvenue en Russie ! Après avoir récupéré les bagages et marché 15 minutes dans le froid jusqu'au bus (garé en dehors du parking de l'aéroport pour ne pas payer), nous sommes partis pour 450 km et ... 12h de bus.

Départ à 15h de Moscou, arrivée vers 3h du matin à Nijni-Novgorod ou toutes les familles d'accueil nous attendaient pour une nuit de repos bien méritée. En effet 12h de trajet sur les routes russes ce n'est jamais de tout repos, même si depuis ça c'est un peu amélioré (Au cours des deux échanges suivants, nous avons mis respectivement 10h et 8h, ça peut vous donner une idée de l'état de la route en 2001).

Parmi les choses qui m'ont marqué, l'architecture vient en premier et en particulier les grandes tours d'habitation de style soviétique. La première famille était très modeste et habitait dans les quartiers populaires de la ville, en voyant l'état extérieur de l'immeuble je me suis demandé dans quoi j'allais arriver. Je vous laisse imaginer l'arrivée à 3 heures du matin devant un vieil immeuble des années 60, entouré de neige (au mois d'avril !) et assez défraîchi. Du haut de mes 13 ans et n'ayant jamais été en Russie avant, je m'attendais au pire. J'ai été impréssionné par l'intérieur de l'appartement recouvert de jolis tapis, et globalement dans un très bon état. Depuis j'ai pu constater que l'apparence d'un immeuble ne laisse en rien augurer de l'intérieur, donc si vous venez pour la première fois en Russie et que vous êtes invités chez quelqu'un et que vous arrivez devant un immeuble en mauvais état, vous serez sûrement agréablement surpris par l'appartment en lui-même.

J'ai été très impressionné par l'accueil extraordinaire que j'ai eu de la part de mes deux correspondants et de leurs familles (Maria la première semaine et Andrey la deuxième). Mon séjour a été l'occasion de me présenter à de nombreux amis et de me faire découvrir les spécialités locales que j'ai beaucoup appréciées (en 15 jours j'ai pris 3 kilos, obligation étant faite de tout goûter et comme c'était très bon, je ne me suis pas privé !). Bien que de condition modeste, ils n'ont jamais accepté que je participe financièrement. C'est une caractéristique que j'ai constamment retrouvée en Russie, les russes ont une très grande hospitalité et considèrent chaque invité comme quelqu'un de très important (même un gamin de 13 ans parlant 3 mots de russe !).

Lors de notre voyage, nous avons eu l'occasion de visiter de nombreux musées et de parcourir la ville. Parmi toutes les excursions, celles qui m'ont le plus marquées ont été la visite du musée de l'usine GAZ, une des plus grosses usines de fabrication de voitures russes. Nous avons pu observer les nombreux modèles de voitures soviétiques qui n'existent pas en France. J'ai également découvert les secrets de fabrication des poupées russes en allant visiter une des plus célèbres fabriques de Russie dans la ville de Semenov. Nous avons vu les différentes étapes de la fabrication et nous avons pu ensuite acheter plein de cadeaux au magasin de l'usine. Nous avons visité le Kremlin (ville fortifié) de Nijni-Novgorod dans lequel j'ai pu monter sur les tanks et avoir une vue imprenable sur la ville. 

Lorsque nous ne faisions pas de visites, nous assistions aux cours avec nos correspondants, il s'agissait d'un voyage scolaire malgré, tout donc il fallait bien travailler un peu ! Le déroulement des cours en compagnie de mon correspondant m'a beaucoup surpris. Autant lors de la venue au collège des correspondants russes en janvier de la même année, les professeurs les ont accepté à condition qu'ils ne dérangent pas la classe. Quelle fut donc ma surprise quand la professeur de français nous a demandé de faire le cours à sa place pendant une heure et de discuter avec les élèves. De même dans les autres cours, nous avons été invités à participer largement, nous étions une fois encore considérés comme des invités importants.

Lorsque j'étais simple observateur, j'ai été un peu, disons, surpris... Imaginez une salle de classe ou les élèves se lèvent au milieu du cours, sortent 5 minutes, vont discuter ou s'acheter quelque chose à manger puis reviennent tranquillement à leur place sans que les profs ne disent rien. Lors de mes séjours suivants, l'arrivée des portables n'a pas arrangé les choses avec les élèves qui sortaient pour téléphoner au milieu des cours. Lors de mon échange universitaire en 2008 à Moscou, je me suis aperçu que c'était exactement la même chose et qu'en 1ère année de master, les étudiants pouvaient toujours sortir de classe pour fumer, téléphoner ou s'acheter à manger sans que les profs ne fassent de réflexions (sauf exceptions).

Après les cours et les visites, les soirées avec les correspondants m'ont également permis de visiter pas mal d'endroits et notamment mes premiers bars ! A cette époque là, le contrôle à l'entrée des bars n'était pas très strict et j'ai donc pu goûter aux bières locales et au champagne russe (mousseux de plus ou moins bonne qualité). 

Après deux semaines géniales, c'était déjà le retour en France. Cette première fois en Russie a marqué le début d'une longue histoire avec ce pays, et m'a donné envie de continuer à bien apprendre le russe. J'ai pu faire de nombreuses découvertes et notamment celle du Bania (sauna russe), sujet qui constituera mon prochain article !

N'hésitez pas à partager et commenter cet article ! Je vous invite également à aller voir les blogs des autres personnes participant à cet évènement inter-blogueurs :)

samedi 30 juin 2012

Ce qu’il faut faire… ou ne pas faire lorsqu’on est invité chez un russe !


L’hospitalité russe étant indéniable, il est courant d’être invité chez des russes, et en tant qu’étranger, de ne pas savoir ce qu’il est bien de faire et ce qui risque de vexer votre hôte ! Même si les russes seront beaucoup plus tolérants avec des étrangers, il est toujours mieux de faire les choses suivant les coutumes et les traditions du pays. J’ai donc essayé de recenser de manière non exhaustive les principales règles à respecter et quelques traditions.

Je vais suivre un ordre chronologique, de l’arrivée dans la maison au départ ! Tout d’abord notons qu’il est bien vu d’apporter quelque chose lorsqu’on est invité, des fleurs, une bouteille de vin, des chocolats, … comme ça se fait couramment en France d’ailleurs. Ensuite une fois arrivés à la porte, vous sonnez bien sûr et il faut alors faire attention à ne jamais serrer la main de quelqu’un sur le palier de la porte, il faut attendre d’être entré et à ce moment là vous pouvez dire bonjour aux personnes présentes. En entrant il est également impératif d’enlever ses chaussures, pensez-y !

Une fois à l’intérieur, votre hôte va généralement vous proposer de passer à table si vous venez pour diner ou déjeuner, sinon il vous offrira de prendre un thé, qu’il est plutôt malpoli de refuser. Bien sur vous pouvez demander un café (surtout à Moscou où c’est de plus en plus populaire) ou éventuellement un jus de fruit si vous ne buvez ni thé ni café, mais ayez à l’esprit que de manière générale on boit du thé. Le thé est impérativement servi avec des petits gâteaux, si vous avez des invités, pensez donc à en acheter (ne faites pas comme moi !).

Dans le cas ou vous venez pour un repas, vous vous apercevrez que tous les « закуски » sont déjà posés sur la table. Il s’agit d’entrée de toutes sortes, que ce soit du saucisson, du fromage, des salades, du caviar (orange), … . Si vous invitez des russes chez vous pensez donc à apporter toutes les entrées dès le début. Les plats chauds sont généralement apportés au fur et à mesure (soupe puis plat de viande ou poisson). En ce qui concerne le fromage, vous le verrez toujours servi comme hors d’œuvre, jamais comme en France, entre le plat et le dessert ! Et si vous devez couper du pain avec votre fromage, pensez à le couper vers vous, si vous le coupez vers l’extérieur, c’est considéré comme faisant fuir la richesse ! (en tout cas dans certaines parties de la Russie).

Lors du repas, vous allez vous rendre compte que la plupart du temps les plats sont accompagnés de boissons alcoolisées ! La première règle à respecter, c’est qu’il faut porter un toast à chaque fois que l’on boit (en particulier la vodka, si vous voulez boire une gorgée de vin ce n’est pas tout le temps nécessaire). Et bien sûr il faut finir son verre ! Il ne s’agit pas juste de trinquer, mais de porter un toast à quelqu’un ou à quelque chose, et le troisième toast doit impérativement être à l’honneur des femmes !! La tradition veut également que lorsque quelqu’un arrive en retard, il doit boire un grand verre « d’amende » cul sec pour rattraper son retard. De plus à chaque fois qu’il est porté un toast, on est « obligé » de boire. Il est possible de ne pas boire d’alcool du tout, par contre boire juste certaines fois et le reste du temps non, ça sera très mal vu.

Lorsqu’une bouteille est vide, il ne faut pas la laisser sur la table, et cela va sans dire, la remplacer par une autre !! Il y a encore deux règles à respecter, ne jamais se servir soi-même (de l’alcool) et toujours servir la main tournée vers l’intérieur, verser à boire à quelqu’un la main tournée vers l’extérieur constitue un geste de déni incompatible avec la valeur symbolique du geste de servir.

Concernant les autres traditions russes, on peut citer le fait qu’il ne faille pas siffler à l’intérieur d’une maison, sinon il n’y aura pas d’argent ; il ne faut pas non plus ouvrir son parapluie à l’intérieur et il ne faut en aucun cas souhaiter une fête à quelqu’un en avance, ça porte malheur. Donc si un de vos amis russe à son anniversaire demain et que vous partez aujourd’hui pour plusieurs jours, ne l’appelez pas pour lui souhaiter en avance. Enfin j’ai noté deux traditions qui sont moins appliquées mais qu’il peut être intéressant de connaître. Quand des personnes partent pour un long trajet, il est courant de s’asseoir deux-trois minutes à l’intérieur devant le pas de la porte et de discuter, de se dire au revoir, c’est pour leur porter chance sur le trajet. Enfin si vous sortez et que vous rentrez à nouveau dans la maison immédiatement après, parce que vous avez oublié quelque chose, il faut regarder dans le miroir.

J’allais oublier une des traditions les plus importantes de la Russie, la galanterie. Il est courant de voir un homme ouvrir la porte de la voiture à une femme, de lui céder sa place dans le métro et de lui tenir la porte ou encore, de la saluer en l'embrassant sur la main. Et ceci sans parler du fait d’offrir des fleurs !! (Toujours un nombre impair).

Je suppose qu’il existe plein d’autres traditions en Russie, j’ai fait part de celles que je connais concernant la maison et le repas, n’hésitez pas à faire part d’autres coutumes dans les commentaires !! Et si vous aimez mes billets, n’hésitez pas à cliquer sur le bouton Google +1 et à les partager, merci !

dimanche 20 mai 2012

Avez-vous votre “Propusk” ?


En Russie, pour accéder à de nombreux lieux, vous avez besoin d’un document spécifique, le « Propusk ». Que vous alliez à l’université ou à votre bureau, vous devrez montrer ce précieux sésame qui vous permettra d’entrer dans les locaux. En France, c’est plutôt fréquent de devoir présenter un tel document, même si ce n’est pas systématique.

Ce qui l’est moins pour moi, c’est que pour accéder au centre ville de Moscou, il faille montrer patte blanche, c'est-à-dire un propusk spécial ! Bien sur ce n’est pas comme ça tout le temps, mais durant les fêtes de mai, ça m’est arrivé plusieurs fois d’être bloqué, n’ayant personnellement pas ce fameux papier. Pour les répétitions de la parade du 9 mai, les artères principales du centre ville ont été fermées au public durant cinq demi-journées !! Quatre pour les répétitions de la parade et une pour la parade elle-même. La majorité des moscovites n’a donc pas pu accéder au centre ville pendant 60 heures en deux semaines, n’ayant pas le « Propusk » nécessaire ! 

Je pense que la plupart des nouveaux arrivants à Moscou sont surpris qu’une partie entière de la ville soit fermée si facilement et si fréquemment. En France, quand une route est barrée, une déviation est mise en place et indiquée pour les voitures ; et la plupart du temps les piétons peuvent toujours accéder au site. A Moscou (et je pense en Russie), il n’y a rien de prévu. C’est fermé, démerdez-vous ! Chacun doit se débrouiller pour trouver un autre itinéraire, et c’est valable à la fois pour les voitures et les piétons. Il se peut que l’endroit où l’on veut aller soit tout simplement inaccessible. Si l’on veut y aller, il n’y a qu’à attendre que la route soit rouverte. Ce fait est très représentatif de la mentalité de l’administration russe, ce qui doit être fait est fait sans prendre en compte les conséquences pour les concitoyens ! Cela semble très rude pour les non russes et c’est une des choses que l’on peut détester quand l’on vit à Moscou.

Bien que ce soit déjà la deuxième fois que j’assiste aux célébrations du 9 mai, je n’ai pas réalisé que certaines parties de la ville seraient fermées et je me suis fait avoir deux fois. La première fois le 5 mai, je devais rencontrer des amis à la station de métro Mayakovskaya. J’étais en avance et ai donc décidé de faire une partie du trajet à pied, je me suis arrêté à Kitai-gorod et une fois hors du métro, je me suis retrouvé face à des policiers bloquant la plupart des rues adjacentes. Ils m’ont dit que je ne pourrais pas aller à Mayakovskaya à pied et que je devais reprendre le métro, l’accès étant interdit, sauf si autorisé ! Résultat des courses, une demi-heure de perdu (le temps de chercher un autre chemin qui n’existait pas), un ticket de métro et une arrivée en retard au point de rendez-vous !!

Je me suis fait piégé une deuxième fois, dans un contexte un peu différent mais résultant de la même manie russe de bloquer les routes. Le 9 mai, avec des amis nous sommes allés voir le feu d’artifice à “Vorobiovie gori”, un des meilleurs points de vue de Moscou et nous avions le choix entre nous arrêter au métro “Vorobiovie gori” ou “Universitet”. Malgré les conseils d’une amie russe de s’arrêter à “Universitet” en raison du monde à la première station, nous avons pris l’autre option. Le fait qu’il y ait du monde ne me dérangeant pas ! Ce qu’il fallait comprendre c’est que vu qu’il y avait du monde, il n’était pas possible d’accéder directement au point de vue et que les policiers obligeaient les gens à prendre un autre itinéraire. Nous avons donc mis 40 minutes au lieu de 15 (en empruntant le chemin direct) et nous avons failli rater le début du feu d’artifice !

On s’habitue bien sur, mais voici quelques astuces pour (essayer) éviter de se faire avoir. Tout d’abord regarder sur Internet (pas tout le temps, mais en cas d’événements spéciaux) pour avoir plus d’informations et essayez d’aller à la station de métro la plus proche. Si vous avez le choix entre deux stations, demandez conseil à vos amis russes, ils sont habitués à ces situations ! Et souvenez-vous que des fois il n’est simplement pas possible d’accéder au lieu souhaité…  

mardi 20 décembre 2011

Interview pour Expat Arrivals

Bonjour à tous!


J'ai récemment eu l'occasion de donner une interview à Stephanie Katz qui est éditrice du site internet anglophone Expat Arrivals.

Il s'agit d'un site proposant d'une part des guides de voyage (payants) pour de nombreux pays, mais surtout de très nombreuses informations et témoignages dans de nombreux domaines (visa, santé, relation au travail, éducation, expédition de colis, ...) accessibles gratuitement.

Je vous invite donc à parcourir le site et à lire mon interview! Si vous êtes intéressés vous pouvez également contribuer au site Expat Arrivals.

http://www.expatarrivals.com/article/interview-with-laurent-fontaine-a-french-expat-living-in-moscow


Bonnes fêtes à tous!


English version: http://glance-on-russia.blogspot.com/2011/12/interview-for-expat-arrivals.html

lundi 19 septembre 2011

Forums d’expats, plateformes de blogs et communautés d’expatriés !


En atterrissant à Moscou il y a un mois et demi, je n’étais inscrit sur aucun forum d’expatrié, je n’avais pas consulté de blogs sur la Russie et je n’étais membre d’aucunes communautés d’expatriés.

Lors de mon premier jour à Moscou, j’ai commencé mes recherches d’appartement et c’est à ce moment là que j’ai réalisé que je ne savais pas spécialement où chercher. J’ai donc commencé à « fouiller » sur Internet et j’ai découvert l’existence de plusieurs blogs, forums, sites internet utiles, … sur Moscou et la Russie. Durant ces dernières semaines, j’ai également répertorié un certains nombre de communautés d’expats, certaines très présentes en Russie et dans le monde, d’autres uniquement en Russie et quelques unes très développées dans le monde mais qui débutent seulement en Russie.  

En regardant sur les réseaux sociaux (Facebook, Viadeo, LinkedIn), j’ai également vu de nombreux groupes ou hubs qui parlent de la Russie et de Moscou.

A travers cet article, j’aimerais partager avec vous les différents sites internet et les différents groupes que je considère intéressants ou utiles. Je vous invite bien évidemment à partager vos sites favoris en rapport avec le sujet dans les commentaires. Il s’agit ici d’une sélection non exhaustive, et personnelle, mais j’espère quand même que vous la jugerez utile !!

Tout d’abord une sélection de communautés d’expatriés ou de sites visant à promouvoir des blogs d’expats :

http://www.blogexpat.com/ : Annuaire de blog d’expatriés pour ceux qui vivent à l’étranger. Tout le monde peut enregistrer son blog (à partir de 10 articles) et le partager sur le site, il est possible de rechercher des blogs par pays et par ville.

Blog Expat référence uniquement les blogs mais est lié au site http://www.easyexpat.com/ qui se présente plus comme un guide pour les expatriés. On peut devenir membre, poser des questions sur le forum et trouver de nombreuses informations sur chaque pays.

Expat Blog est un site similaire à Easy Expat http://www.expat-blog.com : l’objectif est que chaque expatrié partage son expérience. De nombreux blogs sont également référencés.

Pour les francophones uniquement il y a le site Expat United http://www.expatunited.com/. L’objectif de ce site est de réunir les expatriés par centre d’intérêt. En remplissant son profil, on doit indiquer quelles activités nous intéressent et ainsi pouvoir trouver d’autres personnes recherchant à pratiquer les mêmes activités, j’ai par exemple indiqué que j’aimais jouer au poker ou au tennis. Le réseau est encore peu développé en Russie, mais le concept est intéressant, donc je vous invite à vous y inscrire ! 

A la suite de commentaires (merci!) j'ajoute deux sites à la liste, Vivre en Russie www.vivreenrussie.net qui est le portail de la communauté française en Russie, et Red Tape http://www.redtape.ru/forum/ qui est un forum (en anglais) avec pour slogan "Russia made easy"! 

Pour les anglophones il y a également le site http://expat.ru/, la communauté virtuelle pour les expatriés anglophones et les russes ! J’en ai déjà parlé lors de la recherché d’appartement (collocation ou location). En ce qui concerne la collocation, j’ai trouvé deux nouveaux sites intéressant (en anglais), http://moscow.craigslist.org/ et http://www.easyroommate.ru/.

Comme communauté d’expatriés je recommande fortement le site d’InterNations (en anglais) : http://www.internations.org. "Communauté d’expatriés pour les expats, par des expats". Tous les mois (en tout cas à Moscou) des rencontres sont organisés entre les membres d’InterNations, les gens viennent de tous pays et c’est donc très intéressant. Je suis allé à la dernière rencontre le 14 avril et il y avait plus de 200 personnes, c’était très sympa ! Il s’agit d’une communauté internationale et vous pouvez donc vous inscrire n’importe où dans le monde !

InterNations s’adresse aux personnes de tous les pays, mais il existe également des communautés propres à chaque pays, pour les francophones il s’agit de l’Union des Français à l’Etranger http://www.ufe.org/. Il y a également la maison des français à l'étranger http://www.mfe.org/. Pour les autres pays je n’ai pas cherché mais ça doit être relativement facile à trouver.

Il existe certainement d’autres sites très intéressants, mais je ne connais que ceux-là pour le moment ! Je partagerais bien évidemment toutes nouvelles découvertes de sites avec vous !

Je veux juste rajouter un petit mot sur les hubs ou les groupes que l’on peut trouver sur Facebook, LinkedIn ou Viadeo. En s’inscrivant sur ces hubs ou groupes, on a accès à des personnes ayant en général les mêmes centres d’intérêts et cela permet d’échanger plus facilement. La plupart sont ouvert à tous et on peut les rejoindre automatiquement, certains demandent confirmation par l’administrateur du site, tout simplement pour éviter les robots ou les personnes n’ayant aucun lien avec le groupe en question. Généralement on est accepté dans les 24h !

Ces groupes et hubs sont très nombreux alors il faut faire des choix, de plus il est inutile de s’inscrire à un groupe si c’est pour ne pas y participer. J’essaie personnellement de cibler les groupes ayant déjà un nombre conséquent de membres, ceux-ci présentant en règle générale un intérêt plus grand. Voici une sélection des groupes auxquels je suis inscrit :


LinkedIn:

- Expat.ru (anglais)
- InterNations (anglais)
- Russia Forum (anglais)
- Russian connection (anglais)

Viadeo:


Je suis sur qu’il existe d’autres groupes ou hubs très intéressants que je n’ai pas mentionné, n’en ayant pas encore connaissance ! C’est donc à vous maintenant de partager vos sites internet et vos groupes favoris !!


jeudi 4 août 2011

Mon interview à la radio la voix de la Russie


Grâce à ce blog, j'ai été contacté par Zina Khasaeva, une journaliste de la voix de la Russie (radio Russe émettant uniquement à l'étranger) pour réaliser une interview. J'ai donc eu l'occasion pendant 25 minutes de parler de mon parcours, des raisons qui m'ont poussé à venir en Russie, de ce que je pense de la Russie et de mes projets futurs.

Je vous propose donc d'écouter mon interview et n'hésitez pas à laisser vos commentaires !!


video

vendredi 6 mai 2011

La Russie à travers les yeux d’un Latino-Américain


Comme promis dans le paragraphe d’introduction de ce blog, je vais publier des points de vue de personnes qui vivent en Russie, ou alors pour ce billet, d’une personne ayant juste voyagé à Moscou! Également expatrié mais au Mexique, un ami colombien d’un ami (et maintenant mon ami !) est venu en Russie le mois dernier, pour 3 semaines, et il est resté chez nous (je suis en collocation) pendant 10 jours. A la fin de son séjour, je lui ai demandé s’il pouvait me donner son avis sur Moscou et les russes !

Voici donc le premier « regard » extérieur au mien, celui de Carlos, qu’il vous présente à travers ce billet :

La Russie à travers les yeux d’un Latino-Américain :

« Quand j’ai choisi de visiter la Russie, la première raison c’est qu’il s’agit d’une destination qui sort des sentiers battus, en particulier pour les personnes venant d’Amérique Latine. Il s’agissait également de vivre une expérience stimulante. Premièrement en raison de la barrière de la langue (je ne parle pas russe), et à cause du froid (Neige et -5 en avril) !! La barrière de la langue rend l’expérience très intéressante étant donné que ça oblige à développer ses talents de communication (ou en tout cas d’imitation et de gestuels, ne pouvant pas s’exprimer avec des mots). Il faut faire face à chaque situation d’une manière différente de ce à quoi on a été habitué et il faut absolument être créatif.

J’ai également voulu changer ma façon de voyager, j’ai voulu « vivre » la Russie comme un habitant (russe ou expat) et non comme un touriste, j’ai n’ai donc pas été à l’hôtel. A Moscou, j’ai été hébergé par 2 expats, un mexicain (Fernando) et un français (Laurent, l’auteur de ce blog). A Saint-Pétersbourg, deux filles russes originaires de Magadan (une ville portuaire sur la mer d’Okhotsk et porte d’entrée de la région de Kolyma) m’ont accueillit. Ils ont tous été très sympa et ils m’ont beaucoup aidé.

J’ai atterrît à l’aéroport de Sheremetyevo (un des deux grands aéroports de Moscou) et tout semblait facile, je n’ai pas eu de problème pour trouver le train (aéroexpress) qui relie l’aéroport au centre ville en 40 minutes (Coût de 320 rub, soit 8€). A l’arrivée du train, on peut prendre directement le métro (arrivée station Belorusskaya, ligne circulaire et ligne marron). A l’aéroport, la majorité des indications sont en anglais et en russe, par contre une fois qu’on arrive dans le métro, on réalise que tout est en russe ! C’est sympa mais effrayant à la fois, on ne comprend rien aux panneaux et quand quelqu’un vous demande quelque chose, vous ne savez absolument pas ce qu’il faut répondre et vous essayez de deviner ce qu’il a bien pu vous demander !  

Pour un « touriste débutant » en Russie et ne parlant pas russe, Moscou peut s’avérer difficile à « apprivoiser », en particulier si l’on est seul, mais au bout de 2-3 jours, on se débrouille sans trop de problème. Une des premières choses à faire lorsqu’on arrive pour plusieurs jours, c’est d’acheter une carte SIM, cela coûte vraiment peu cher et une minute de communication dans Moscou coûte environ 5 cents (2 roubles) la minute (et souvent moins, suivant les forfaits et les opérateurs). Cela permet de communiquer facilement avec les nouvelles personnes que l’on rencontre et ça évite les frais exorbitants de tous les transferts d’appels. Il est également possible de prendre un abonnement à Internet à la journée pour les possesseurs de Smartphone, qui coûte moins de un euro, et qui permet d’obtenir beaucoup plus facilement toutes les informations souhaitées ! Croyez-moi, ça va vous aider si vous ne parlez pas russe.


Avant de partir, j’ai commencé à prendre contact avec des russes et des expats sur place, et je me suis renseigné un peu sur le fonctionnement des choses en Russie, je vous conseille de faire pareil lorsque vous partez quelque part en solo. Pour ce faire, je vous recommande www.couchsurfing.org. Si vous ne connaissez pas CouchSurfing, je le décrirais comme un réseau mondial dont le but est de mettre en contact les voyageurs avec les communautés locales qu'ils visitent. Il y a de nombreux groupes spécifiques suivant ce que l’on cherche (faire la fête, visites et échanges culturels, activités diverses …). Si vous voulez vivre « l’expérience russe », vous pouvez demander un bout de canapé ou si vous avez déjà un logement vous pouvez proposer aux gens de les rencontrer autour d’un café ou pour une promenade. J’ai été impressionné par le nombre de russes (la plupart étaient des filles !) qui étaient d’accord pour me faire visiter la ville ou pour pratiquer l’espagnol et me faire découvrir le russe. Visiter avec des russes m’a permis de découvrir des endroits qu’on ne trouve pas dans les guides et qui ne sont pas accessibles au « touriste traditionnel ». Je me suis fait de nombreux bons amis qui m’ont constamment aidé et qui m’ont permis de surmonter toutes les difficultés propres à la Russie.


J’ai été vraiment impressionné par les gens en Russie ! A chaque fois que je rencontrais un nouveau russe, je me rappelais ce que j’avais lu une fois en faisant une petite recherche sur « faire des affaires en Russie » :
Les occidentaux sont comme des pêches ; les russes comme des oranges. Aux États-Unis, les gens se sourient et se tiennent la porte. On s’arrête et on demande aux gens comment ils vont. Mais ensuite on ferme nos volets, on teinte nos vitres, et on enferme ses secrets. Aux USA, c’est impoli d’essayer d’en savoir trop et de vouloir des détails sur la vie privée de quelqu’un. Les Américains (tout comme les Sud-Américains) sont tendres jusqu’à un certain point, mais ensuite tu atteins le noyau de la pêche. De l’autre côté, les russes ont une « écorce » comme une orange. Ils sont froid en public et avec les personnes qu’ils ne connaissent pas. Ils vont directement au but et ne tournent pas des heures autour du pot. Mais une fois que l’on a percé cette écorce, ils sont doux et tendres comme une orange. Les russes ont été incroyablement gentils avec moi, ils m’ont aidé quand j’avais besoin et ils se sont inquiétés pour ma santé (j’ai eu une petite grippe). L’hospitalité russe doit absolument faire partie des stéréotypes à véhiculer !! Je dirais que les gens sont beaucoup plus directs que ce à quoi on est habitué, ils ne se sentent pas offensés si on ne leur tient pas la porte ou qu’on les touche dans le métro (ça serait impossible de ne pas se toucher de toute façon !), c’est normal et ce n’est pas considéré comme mal élevé.

Avant de finir cet aperçu sur la Russie, j’aimerais vous raconter un dernier épisode épique de mon voyage, acheter des billets de train pour visiter Saint-Pétersbourg (qui est également une très belle ville). J’y suis allé en utilisant le Sapsan (équivalent du TGV), c’est très confortable et ça met environ 4 heures pour arriver à « Peter », pour environ 75€ l’aller simple (les trains de nuit mettent 8h mais sont beaucoup moins chers). En ce qui concerne l’achat des billets, je vous conseille fortement de vous faire aider par un russophone, acheter ses billets seul peut s’avérer être un véritable casse-tête !

Vous pouvez acheter les billets de quatre façons différentes :

  
Au guichet de la gare : soyez prêts à faire la queue un long moment et une fois arrivé au guichet, à tomber sur une femme russe (en général) qui ne parle que russe et qui n’essayera en aucun cas de vous faciliter la tache ! Même avec Google traduction, c’est difficile. Vous devez fournir vos informations de bases (nom, prénom …) en cyrillique pour que votre billet soit établit. Malheureusement pour moi, je ne savais pas comment écrire mon nom en cyrillique et étant colombien, je n’ai pas besoin de visa pour la Russie (donc nulle part ou trouver mon nom écrit en cyrillique), du coup impossible d’avoir un billet au guichet. Ça m’a finalement pris deux heures pour acheter mes billets (avec l’option du guichet automatique, cf ci-dessous, et l’aide de voyageurs parlant russe et anglais). Donc si vous devez acheter des billets, allez-y avec quelqu’un qui parle russe !

Au guichet automatique : Si vous ne voulez pas faire la queue au comptoir (même si souvent un peu d’attente quand même), des machines sont à disposition dans les gares et permettent d’acheter des billets de train. Le problème encore une fois c’est qu’elles ne sont qu’en russe et il faut donc se préparer et être patient.

Internet : Il est maintenant possible d’acheter ses billets en ligne, le site n’est disponible qu’en russe donc encore une fois c’est plus simple de se faire aider. J’ai voulu acheter mon billet sur le site du Sapsan, mais ma carte de crédit mexicaine n’était pas acceptée.

Les agences de voyage : Il y en a plusieurs au centre ville, il est possible d’acheter les billets de train directement, les prix peuvent être intéressants, mais il y a souvent moins de choix. Dans certaines d’entre elles, les employés parlent anglais. Il peut s’agir d’une option intéressante.

La Russie a été pour moi une expérience incroyable ; je me suis fait de nombreux amis et j’ai pu vivre la Russie plus comme un « local » que comme un touriste ! C’est encore difficile de me « déconnecter » de la Russie, j’y ai vraiment passé un excellent séjour, j’ai apprécié son architecture, l’aura mystique de certains lieux qui prévaut encore, son histoire et ses lieux insolites. J’ai pu également améliorer ma capacité à communiquer avec des personnes ne parlant aucune des langues que je connais. Voyager de cette façon m’a permis de créer un lien assez fort avec certains russes et c’est très dur de devoir se séparer aussi vite de ces nouveaux amis. Je souhaite déjà revenir ici, et une chose est sure, je reviendrais!! »