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Ce blog a un triple objectif, tout d'abord me permettre de partager mes impressions et de donner des informations et des bons plans aux personnes se rendant ou vivant à Moscou.

Ensuite à travers ce blog je souhaite échanger sur la Russie et Moscou en particulier, discuter des opinions de chacun et éventuellement corriger quelques fausses idées reçues!

Enfin je souhaite publier des témoignages de français, d'étrangers et de russes vivant à Moscou afin d'avoir une multitude de regards sur cette ville aux multiples facettes

Je vous souhaite une bonne lecture à tous! (there is also an English version of this blog : http://glance-on-russia.blogspot.com/)
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dimanche 26 janvier 2014

Voyager en train de banlieue en Russie


Bonjour mes chers lecteurs, je vous souhaite une très bonne année et mes meilleurs vœux pour 2012!

Si vous êtes venus en Russie, vous avez peut-être eu l’occasion d’aller dans des villes ou des villages en dehors de Moscou ou de Saint-Pétersbourg. Dans ce cas vous avez peut-être pris un train de banlieue connu en Russie sous le nom d’elektrichka (электричка). Je suppose que pour ceux qui l’ont fait, vous avez dû être plutôt surpris la première fois étant donné qu’un trajet peut se révéler bien différent de la monotonie de nos trains de banlieue ! Si vous n’êtes jamais monté dans un elektrichka, laissez-moi vous expliquer pourquoi c’est différent et à quoi il faut vous attendre !

Si l’on parle du train en lui-même, il s’agit d’un train de banlieue classique avec à l’intérieur des bancs en bois prévu pour 3 personnes (ou en plastique pour les nouveaux trains), et qui comprend entre 6 et 14 wagons. La grande majorité des trains sont tractés par des locomotives électriques. Si l’on entre dans les détails pratiques, il y a des toilettes dans tous les trains de banlieue, deux au minimum pour les plus anciens (à chaque extrémité). A part la modernité des trains, rien d’étonnant jusque là.

Un détail important néanmoins, les dénommés trains de banlieue peuvent relier des villes distantes de plus de 150 kms ! Il est même possible d’aller de Moscou à Saint-Pétersbourg en utilisant uniquement des elektrichkas ; il faudra prendre cinq trains différents avec des liaisons entre Moscou et Tver puis Tver – Bologoe, Bologoe – Okoulovka, Okoulovka – Malaya Vishera et enfin Malaya Vishera – Saint-Pétersbourg ! Je vous conseille quand même le train longue distance. Sur de nombreuses destinations, entre Moscou et Tver ou Moscou et Serguev-Possad par exemple, il est possible de prendre un train express qui va un peu plus vite et fait moins d’arrêts, ou un elektrichka classique qui s’arrêtera à tous les arrêts ou presque. Le premier sera un peu plus cher (mais le prix sera toujours très bas). Pour l’exemple, suivant le train que vous prenez entre Moscou et la ville de Solnetchnogorsk située à 45 kms au nord de Moscou, vous pouvez mettre entre 54 minutes et 1h29 suivant les trains ! 

En Russie, comme partout, il y a des arrêts dans les villes et les villages, mais étant donné que la distance entre deux villages peut être très grande et que certaines personnes ont des « datcha » (maisons de campagne) dans la campagne au milieu de nulle part, des arrêts ont été créé entre les villes et les villages. Ainsi il y a des arrêts avec pour nom « km 52 » ou « km 108 », il est possible de s’arrêter là et de partir se balader directement en forêt ! Il s’agit d’arrêts très populaires en automne pour les cueilleurs de champignons (sport national en Russie). Ces arrêts ne sont généralement pas équipés de guichet, il faudra donc acheter son billet directement dans le train en indiquant là où on est monté, sans payer d’amende ou de frais supplémentaires liés à l’achat du billet dans le train.

C’est peut-être étonnant qu’il y ait des arrêts en pleine campagne, mais jusque là rien de bien surprenant. Ce qui a vraiment rendu mon premier voyage en elektrichka intéressant était le passage continu de vendeurs et de personnes « s’échappant » au passage du contrôleur ! C’est distrayant voire amusant de regarder passer les vendeurs ambulants avec leurs produits de toute sorte que ce soit des gadgets (souvent inutiles), des jouets, des produits de beauté ou des médicaments qui ont remède à tout (en théorie en tout cas !) ; produits dont on n’aurait souvent pas imaginé l’existence. Chacun leur tour, ils entrent dans le wagon, présentent leur produits et traversent le wagon. Il est surprenant de voir que les gens achètent assez souvent les articles présentés. Certains vendeurs sont même équipés d’un micro portatif pour être entendu à travers tout le wagon.

J’ai mentionné auparavant des passagers avançant de wagon en wagon au fur et à mesure qu’arrive le contrôleur, c’est assez amusant à voir (en tout cas les premières fois), surtout quand il s’agit d’une trentaine de personnes en file indienne. Ceci annonce généralement l’arrivée imminente du contrôleur, quand celui-ci arrive, des gens de votre wagon vont à leur tour se lever et partir vers les wagons suivants. Ceux qui décident de rester et qui n’ont pas leur titre de transport sortent un billet de 50 roubles (1,25€) en échange duquel ils auront un ticket valable pour un certain nombre d’arrêts (l’équivalent de 50 roubles). Sur un trajet assez long, il est courant que les contrôleurs passent plusieurs fois, et donc à chaque fois c’est le même scénario, soit les personnes essayent d’échapper au contrôleur soit elles repayent 50 roubles ! Mais même dans le cas ou les passagers payent plusieurs fois 50 roubles, le trajet leur coûtera de toute façon moins cher que le coût total normal. Pour ne pas payer du tout, certaines personnes essayent de contourner les contrôleurs à un arrêt, en sortant du wagon et en rentrant par une autre porte ou celui-ci est déjà passé. Le seul problème c’est que les arrêts sont parfois très courts et que les wagons sont assez long, donc il faut courir assez vite d’une porte à l’autre pour ne pas « louper le train » ! C’est donc un « sport » généralement pratiqué par les plus jeunes.

Si vous travaillez en Russie et que vous dites à vos collègues russes (et surtout Moscovites) que vous avez pris un elektrichka, ils seront probablement surpris, sachant que c’est un transport que les étrangers prennent rarement. Cela dit c’est assez sûr et c’est le moyen le plus rapide pour rejoindre une ville ou un village en dehors de Moscou. En effet prendre un bus ou une voiture équivaut à rester de longues heures dans les bouchons (surtout vrai à Moscou), en particulier en partant le vendredi soir et en revenant le dimanche soir. Un petit exemple personnel, l’été dernier je suis allé à la datcha d’amis un vendredi soir. Je suis parti en train à 19h et je suis arrivé en même temps qu’eux vers 22h. Seulement ils sont partis en voiture à 15h du centre de Moscou ! Donc si vous n’avez pas spécialement besoin de voiture une fois sur place et que vous n’êtes pas trop chargé, préférez le train.

Que dire de plus sur les trajets en elektrichka, peut-être qu’ils permettent de rencontrer des russes issus des milieux modestes et des classes moyennes, cela peut vous montrer une autre image (positive ou négative suivant les rencontres) des russes, bien différente de celle que vous pouvez avoir à Moscou en vivant au centre ville. C’est également un bon moyen de découvrir la campagne russe, le train passant à côté de maisons traditionnelles, à travers des champs et des forêts. Pour le reste je vous laisserai faire « l’expérience » vous-même !

Si vous avez des anecdotes sympas ou des commentaires, n’hésitez pas à les partager !

jeudi 14 novembre 2013

Voyager en train en Russie : quels billets acheter



Bonjour à tous !

Maintenant que vous savez comment acheter des billets de train, je vais vous expliquer quelle catégorie de billet choisir! J’aurais pu écrire cet article avant le précédent je vous l’accorde, mais je me suis dit qu’il était plus important de savoir comment acheter un billet et que la catégorie du billet est en fin de compte uniquement une histoire de budget pour la plupart d’entre nous ! Je vais néanmoins essayer de vous donner les clés pour choisir dans quelle catégorie vous voulez voyager (en mettant en partie de côté le budget). Je parlerais tout d’abord des trajets (longue distance) en train couchette avant d’évoquer le Sapsan (TGV russe).


Dans ces trains, il y a trois classes différentes : плацкарт (« platzkart »), купе (« coupé ») et люкс (« luxe »).

Si vous achetez un billet en platzkart, vous allez entrer dans un wagon contenant 54 lits ; vous allez arriver sur un long couloir qui traverse l’intégralité du wagon (jusque là rien d’anormal !) avec d’un côté du couloir quatre lits (2 en bas et 2 en haut), et de l’autre côté du couloir deux lits (un en bas qui une fois replié laisse place à une table et deux chaises et un en haut). Il y a donc neuf compartiments semi-ouverts si l’on peut dire, sans porte séparant chaque bloc de quatre lits. Il s’agit là de la 3ème classe ; les lits sont donc relativement petits, l’ensemble peut être bruyant étant donné que tout est ouvert et donc il peut être assez difficile de bien dormir. Malgré cela, l’ambiance est amicale, les voisin(e)s russes que vous pouvez avoir vont la plupart du temps vous proposer de partager leur nourriture et leurs boissons (qu’ils ont en général en grande quantité !), et étant donné que l’espace est ouvert, il y a souvent plus d’air frais (sauf quand il fait très chaud en été ou c’est plutôt étouffant).

Si vous êtes jeune, que vous dormez bien et que votre voyage dure plus de 12 heures, je vous conseille très fortement de voyager en platzkart. C’est en général sympa et vous pourrez faire connaissance avec vos voisin(e)s (directs et des compartiments voisins !), surtout en tant qu’étranger. Et bien sur, ce n’est pas cher (environ 20€ pour un voyage Moscou - Saint-Pétersbourg) !! Un conseil personnel : essayez de réserver le siège du bas s’il est disponible (idem en « coupé »), comme ça vous pourrez mettre vos bagages dans le coffre situé sous votre siège. Si quelqu’un essaye de vous voler vos affaires pendant que vous dormez, il faudra qu’il soulève votre lit (avec vous dessus), sans que vous vous en aperceviez !! En règle générale, les trains russes sont très sûrs et je n’ai jamais entendu d’histoires de vol ou d’agression. Néanmoins, il est toujours mieux de faire attention, en particulier en tant qu’étranger.


« Coupé » est la 2ème classe ; chaque wagon est constitué de neuf compartiments fermés avec chacun quatre couchettes (2 en haut et 2 en bas). Les couchettes du bas peuvent être en position lit ou en position siège (avec dossier, pour trois personnes), celles du haut restent en position lit mais peuvent également être relevées. Les lits sont plutôt confortables, plus longs et avec un matelas un peu plus épais, et le compartiment est plutôt bien insonorisé, donc il n’y aura pas de bruit si vos voisins n’en font pas (et s’ils ne ronflent pas !). L’ambiance peut être très sympa, mais cela dépendra uniquement des trois personnes qui sont avec vous (contre 18 en platzkart si l’on prend en compte les voisins des deux compartiments adjacents avec lesquels il est facile de discuter !). De plus, en raison du prix plus élevé des billets, il s’agit plus de familles (donc des enfants en bas-âge !) et de personnes d’âge mûr, boire des bières à « 2h du mat » avec ses voisins sera donc (hélas !) peu probable ! Donc si vous voulez juste dormir à peu près confortablement sur un trajet pas trop long (8-10 heures), il s’agit d’une bonne option. Beaucoup de russes vous déconseillerons de voyager en platzkart car c’est « horrible », les gens « puent » et c’est bruyant. Je vous le dit tout de suite, c’est faux ! Certes, comme je l’ai déjà dit, si vous voyagez par +40°c sachant qu’il n’y a pas de climatisation, ce n’est pas terrible et « coupé » sera plus recommandé. En temps normal, voyager en platzkart est très correct et en général très silencieux. De plus, si vous avez un budget plutôt serré, sachez qu’en moyenne le prix est entre 2 et 3 fois plus élevé en coupé. Si vous ne parlez pas russe, il y a également moins de chance de trouver un voisin parlant anglais en coupé (3 voisins généralement plus âgés) qu’en platzkart.


« Люкс » (luxe) correspond à la première classe, chaque wagon est constitué de huit ou neuf compartiments comme pour coupé, mais avec seulement 2 personnes par compartiments soit entre 16 et 18 personnes par wagon. Le billet de train peut inclure des rafraichissements et une collation, l’usage d’une radio (comme dans les avions, connexion avec des écouteurs et choix du canal) voire d’une télévision ! Certains trains prévoient aussi des compartiments pour une personne incluant une douche et des toilettes privatives, mais c’est plutôt rare. Un système de climatisation existe également dans la plupart des trains ce qui doit être plutôt agréable en été. La différence de prix entre coupé et luxe varie entre une fois et demie et deux fois plus cher suivant les services inclus.

En résumé, le système ferroviaire russe offre une large palette de prix et de service qui permet à tout le monde d’y trouver son compte. Vous pouvez choisir de voyager pour pas très cher, avec éventuellement du bruit et un confort plutôt basique (mais somme toute pas mal) et, d’après mon expérience, dans une ambiance amicale avec un voyage qui peut s’avérer très divertissant ! Vous pouvez privilégier le confort à un prix toujours abordable, mais ce ne sera pas la « véritable » expérience du train russe ! Vous avez une dernière option, celle de privilégier le confort au prix, je suppose que c’est bien si l’on recherche le calme mais je ne peux pas vraiment vous en dire plus, n’ayant jamais voyagé en luxe. Une dernière chose à noter, le niveau de confort peut également fortement varier pour une même classe suivant les trains. C’est comme en France où vous pouvez prendre un TGV en 1ère classe et ne pas avoir de prise pour brancher votre ordinateur alors que sur un TGV récent vous en aurez une en 2ème classe ! D’ailleurs chers lectrices et chers lecteurs, si vous avez des conseils sur les trains à prendre en priorité et ceux à éviter, c’est avec grand plaisir que j’accepterai vos commentaires.

Dans certains trains couchettes qui roulent de jour, il existe une 4ème classe avec uniquement des places assises, généralement pour des voyages de moins de 8 heures. Depuis le 17 décembre 2009, vous pouvez également prendre un train à grande vitesse, le Sapsan (qui signifie Faucon Pèlerin en français), entre Saint-Pétersbourg et Moscou (entre 3h45 et 4h15 de trajet) et entre Moscou et Nizhni-Novgorod (3h50 ou 3h55 de trajet). Le Sapsan compte 604 places assises, avec une classe affaire et une classe économique, toutes les deux très confortables. La différence majeure entre les deux classes est liée aux services complémentaires et non aux sièges. En classe affaire, vous avez le droit en plus à des boissons et à un repas, vous avez un terminal interactif individuel (comme dans les avions) sur lequel vous pouvez regarder des films ou jouer, enfin des journaux en anglais et en russe ainsi que des prises électriques sont à disposition. Il faut savoir tout de même que la classe affaire est presque deux fois plus chère que la classe économique.

Le Sapsan qui relie Moscou à Saint-Pétersbourg peut s’arrêter également dans cinq villes sur le chemin (suivant les trains) et il y a sept trains par jour. Les arrêts sont Tver, Bologoe, Vyshnij Volotchek, Tchudovo et Okulovka (Тверь, Бологое, Вышний Волочек, Чудово et Окуловка). Pour le détail des horaires, vous pouvez consultez directement le site officiel http://sapsan.su/schedule.htm. Le site est malheureusement en russe, mais le lien vous dirigera directement sur les horaires donc même si tout est en russe, vous devriez réussir à déchiffrer tout ça !

Le Sapsan qui relie Moscou et Nizhni-Novgorod peut quand à lui s’arrêter dans deux villes et il y a deux train par jour. Les deux s’arrêtent à Vladimir (Владимир), et seulement le train du matin s’arrête à Dzerzhinsk (Дзержинск).

J’espère que vous avez maintenant toutes les informations nécessaires pour bien choisir la catégorie de votre billet de train, si vous avez des anecdotes à raconter ou des conseils à donner, ceux-ci sont les bienvenus dans les commentaires ! Le dernier article consacré aux transports ferroviaires sera sur les trains de banlieue (электричка) !





samedi 12 octobre 2013

Acheter des billets de train en Russie



Bonjour chers lecteurs, lectrices et fans hystériques !! Excusez-moi tout d’abord de ne pas avoir écris pendant si longtemps, j’ai du prendre tous les trains existants à travers toute la Russie pour pouvoir écrire cet article !!

Comme vous pouvez vous en douter, ce n’est que partiellement vrai, même si j’ai pris de nombreux trains ces dernières semaines !

Cet article est le premier d’une trilogie sur les voyages en train de par la Russie. Dans celui-ci je vais décrire en détails comment acheter ses billets ; dans le prochain j’essaierai de retransmettre l’atmosphère unique qui règne dans les trains (longue distance) suivant la classe choisie ; et enfin dans le troisième article il sera question des trajets en train de banlieue (электричка) sur lesquels il y a beaucoup à dire !!

Dans un des articles précédents publié sur mon blog, (http://regards-sur-la-russie.blogspot.com/2011/05/la-russie-travers-les-yeux-dun-latino.html) mon ami sud-américain a déjà détaillé les différentes façons d’acheter un billet de train en Russie, par son expérience personnelle. Il s’agira ici d’une version quelque peu différente et un peu plus complète ; je pense que les deux sont intéressantes et donc je ne peux que vous inviter à lire aussi l’autre article !

Étudions donc maintenant comment acheter ses billets en Russie, surtout en tant qu’étranger :
La première option, et la plus simple est d’acheter les billets par Internet : c’est rapide, cela permet d’obtenir les meilleurs prix (promotions réservées à l’achat en ligne), c’est facile et il n’y a pas à faire la queue ! Par contre pour cela deux choses sont indispensables, une carte de  crédit qui fonctionne sur les sites Internet russes (en général seulement les cartes russes), et une certaine maitrise du russe (ou quelqu’un à proximité qui a cette faculté géniale !). Il est possible d’acheter les billets sur le site http://rzd.ru/, ou encore sur http://www.tutu.ru/poezda/, mais il me semble qu’une commission supplémentaire est prélevée. J’ai cité le site Tutu car leur interface est très pratique pour la recherche des horaires de trains, de trains de banlieues et également pour les avions. Une fois que vous avez sélectionné votre itinéraire, le plus simple est de revenir sur le site de RZD pour acheter ses billets. Il s’agit du site officiel des chemins de fer russes et donc le prix des billets est le même qu’en gare. Si vous connaissez d’autres sites intéressants (surtout en anglais voire même en français !), je vous invite à les indiquer dans les commentaires.

Pour les trains qui vont directement à l’aéroport, l’Aéroexpress, vous pouvez également acheter vos billets en ligne à l’avance sur le site https://www.aeroexpress.ru/en. Et, chose extraordinaire, il existe une version anglaise qui fonctionne parfaitement (comme quoi rien n’est impossible) !!

Si vous voulez acheter des billets pour le train rapide qui relie Saint-Pétersbourg – Moscou et Moscou – Nijni-Novgorod, le Sapsan, vous pouvez le faire sur le site http://sapsan.su/. Malheureusement il n’y a pour l’instant qu’une version russe.

Le site officiel des chemins de fer russes a également une version anglaise http://eng.rzd.ru/, mais pour le moment il s’agit d’une version « corporate » et non commerciale. Pour cela il faut revenir à la version russe ! On ne peut qu’espérer un changement dans un futur proche, notamment en vue des jeux olympiques d’hiver de Sotchi en 2014. Si vous voulez consulter les horaires des trains en anglais, j’ai trouvé un site plutôt bien fait avec des informations pertinentes sur comment voyager en train en Russie, http://www.seat61.com/Russia-trains.htm


La deuxième option (la bonne vieille méthode) consiste à acheter ses billets au guichet de la gare : si vous parlez russe, ça ne devrait pas poser de soucis, mais dans ce cas, achetez sur Internet ! Si vous ne parlez pas russe et que personne ne peut vous aider, je vous conseille d’aller tout d’abord à un des automates de la gare (généralement sans attente et quelque fois avec une version anglaise) et de choisir quel train vous voulez prendre, et par la suite faire la queue pour acheter ses billets. Dans ce cas, il est préférable de marquer sur un papier (en cyrillique si possible) le numéro du train et le siège souhaité (je vous conseille le siège situé en bas). Comme les employées de la gare ne parlent généralement pas anglais, donnez leur juste le papier avec les informations, votre passeport ou une copie (de préférence) et bien sûr l’argent nécessaire ! Bien qu’il faille au moins une copie du passeport pour acheter des billets de train, il n’est pas nécessaire de le faire par soi-même, il suffit juste que la personne qui les achète en ait une copie. Par ailleurs, dans certaines gares à Moscou et je suppose à Saint-Pétersbourg, il existe désormais des comptoirs spéciaux pour les étrangers où ils parlent anglais !

Quand vous attendez à un comptoir, faites très attention aux horaires indiqués. En effet, chaque guichet a tour à tour une pause dite « technique » de 15 minutes et une pause déjeuner de 30 minutes à 1 heure !

Si vous voulez prendre un train de banlieue, vous devez obligatoirement acheter vos billets aux guichets, ils ne sont pas en vente sur Internet (dans le cas contraire, merci de m’indiquer où !). Je vous conseille d’arriver au moins 25 minutes avant le départ du train, le temps d’attente pour acheter ses tickets peut être assez long. Leur prix est assez faible, par exemple si vous allez 120 km en dehors de Moscou, vous paierez environ 200 roubles soit moins de 5€ !! Ici encore ne vous attendez pas à ce que les employés parlent anglais (quoiqu’un miracle puisse toujours arriver), soyez donc sûr de connaître le nom de votre destination finale en russe. Une fois arrivé près du comptoir, regardez le prix sur le panneau d’affichage à côté du guichet et essayez de préparer l’appoint au maximum, au guichet dites juste le nom (ou notez le si vous n’êtes pas sûr de bien le prononcer) et donnez l’argent. Aucune pièce d’identité ne vous sera demandée.
Si vous ne parlez pas du tout russe, je vous conseille de venir entre 30 et 40 minutes avant le départ (au moins la première fois) pour éviter tout problème. Dans certaines gares, il y a des guichets différents suivant la destination requise, qui peuvent être situés dans des salles ou des étages relativement éloignés les uns des autres, et il est facile de ne plus savoir ou aller. Si vous avez un problème pour trouver votre chemin ou pour acheter votre billet, je vous conseille de demander à une jeune fille russe (18-30 ans) de vous aider, par expérience, c’est la catégorie où vous aurez le plus de chance de tomber sur quelqu’un qui parle anglais. J’ai précisé une jeune fille car en Russie (et probablement dans de nombreux pays), j’ai remarqué que les filles avaient de meilleures facultés en langues que les garçons.


J’ai évoqué auparavant les automates dans les gares : Si vous ne voulez pas faire la queue au comptoir, des machines sont à disposition dans les gares et permettent d’acheter des billets de train. Les cartes de crédit sont acceptées, mais il se peut qu’une carte française ne fonctionne pas. Dans ce cas, servez-vous de l’automate pour vérifier les horaires, la disponibilité et le prix des billets, puis allez directement au guichet. Et comme ce serait trop facile, la plupart des machines ne sont disponibles qu’en russe, cela veut tout de même dire que certaines ont une version anglaise !


La dernière solution et surement la plus simple si vous ne parlez par russe du tout est d’acheter ses tickets auprès d’une agence spécialisée : « ЖД и авиа билеты », ce qui veut dire billets de train et d’avions. La commission dépendra du prix du billet et de l’agence, mais généralement il n’y a pas de queue et au moins une personne de l’agence parlera anglais ! Vous pouvez tout aussi bien passer par une agence de voyage classique qui acceptera probablement de vous vendre des billets de train.

Oh ! J’ai oublié de vous dire que si vous devez annuler votre voyage, il est possible d’être remboursé. Si vous demandez le remboursement plus de 8h avant le départ, seule une petite commission sera prélevée ; entre 8h et 2h avant le départ, la commission équivaut à 50% du prix du billet le moins cher (Platzkart) et enfin entre 2h avant le départ et 12h après le départ, celle-ci est de 100% du prix du billet le moins cher.

Un dernier conseil, vérifiez attentivement le nom de la gare où vous devez vous rendre, certaines villes ont plusieurs gares qui sont relativement éloignées l'une de l’autre. Par exemple, à Moscou il y a plus de six gares principales et des dizaines de gares secondaires, une erreur est si vite arrivée !

J’espère que vous avez maintenant toutes les clés en main pour acheter vos billets de train en Russie ! Si vous avez des interrogations ou des conseils, n’hésitez pas à en faire part dans les commentaires, merci !



vendredi 6 mai 2011

La Russie à travers les yeux d’un Latino-Américain


Comme promis dans le paragraphe d’introduction de ce blog, je vais publier des points de vue de personnes qui vivent en Russie, ou alors pour ce billet, d’une personne ayant juste voyagé à Moscou! Également expatrié mais au Mexique, un ami colombien d’un ami (et maintenant mon ami !) est venu en Russie le mois dernier, pour 3 semaines, et il est resté chez nous (je suis en collocation) pendant 10 jours. A la fin de son séjour, je lui ai demandé s’il pouvait me donner son avis sur Moscou et les russes !

Voici donc le premier « regard » extérieur au mien, celui de Carlos, qu’il vous présente à travers ce billet :

La Russie à travers les yeux d’un Latino-Américain :

« Quand j’ai choisi de visiter la Russie, la première raison c’est qu’il s’agit d’une destination qui sort des sentiers battus, en particulier pour les personnes venant d’Amérique Latine. Il s’agissait également de vivre une expérience stimulante. Premièrement en raison de la barrière de la langue (je ne parle pas russe), et à cause du froid (Neige et -5 en avril) !! La barrière de la langue rend l’expérience très intéressante étant donné que ça oblige à développer ses talents de communication (ou en tout cas d’imitation et de gestuels, ne pouvant pas s’exprimer avec des mots). Il faut faire face à chaque situation d’une manière différente de ce à quoi on a été habitué et il faut absolument être créatif.

J’ai également voulu changer ma façon de voyager, j’ai voulu « vivre » la Russie comme un habitant (russe ou expat) et non comme un touriste, j’ai n’ai donc pas été à l’hôtel. A Moscou, j’ai été hébergé par 2 expats, un mexicain (Fernando) et un français (Laurent, l’auteur de ce blog). A Saint-Pétersbourg, deux filles russes originaires de Magadan (une ville portuaire sur la mer d’Okhotsk et porte d’entrée de la région de Kolyma) m’ont accueillit. Ils ont tous été très sympa et ils m’ont beaucoup aidé.

J’ai atterrît à l’aéroport de Sheremetyevo (un des deux grands aéroports de Moscou) et tout semblait facile, je n’ai pas eu de problème pour trouver le train (aéroexpress) qui relie l’aéroport au centre ville en 40 minutes (Coût de 320 rub, soit 8€). A l’arrivée du train, on peut prendre directement le métro (arrivée station Belorusskaya, ligne circulaire et ligne marron). A l’aéroport, la majorité des indications sont en anglais et en russe, par contre une fois qu’on arrive dans le métro, on réalise que tout est en russe ! C’est sympa mais effrayant à la fois, on ne comprend rien aux panneaux et quand quelqu’un vous demande quelque chose, vous ne savez absolument pas ce qu’il faut répondre et vous essayez de deviner ce qu’il a bien pu vous demander !  

Pour un « touriste débutant » en Russie et ne parlant pas russe, Moscou peut s’avérer difficile à « apprivoiser », en particulier si l’on est seul, mais au bout de 2-3 jours, on se débrouille sans trop de problème. Une des premières choses à faire lorsqu’on arrive pour plusieurs jours, c’est d’acheter une carte SIM, cela coûte vraiment peu cher et une minute de communication dans Moscou coûte environ 5 cents (2 roubles) la minute (et souvent moins, suivant les forfaits et les opérateurs). Cela permet de communiquer facilement avec les nouvelles personnes que l’on rencontre et ça évite les frais exorbitants de tous les transferts d’appels. Il est également possible de prendre un abonnement à Internet à la journée pour les possesseurs de Smartphone, qui coûte moins de un euro, et qui permet d’obtenir beaucoup plus facilement toutes les informations souhaitées ! Croyez-moi, ça va vous aider si vous ne parlez pas russe.


Avant de partir, j’ai commencé à prendre contact avec des russes et des expats sur place, et je me suis renseigné un peu sur le fonctionnement des choses en Russie, je vous conseille de faire pareil lorsque vous partez quelque part en solo. Pour ce faire, je vous recommande www.couchsurfing.org. Si vous ne connaissez pas CouchSurfing, je le décrirais comme un réseau mondial dont le but est de mettre en contact les voyageurs avec les communautés locales qu'ils visitent. Il y a de nombreux groupes spécifiques suivant ce que l’on cherche (faire la fête, visites et échanges culturels, activités diverses …). Si vous voulez vivre « l’expérience russe », vous pouvez demander un bout de canapé ou si vous avez déjà un logement vous pouvez proposer aux gens de les rencontrer autour d’un café ou pour une promenade. J’ai été impressionné par le nombre de russes (la plupart étaient des filles !) qui étaient d’accord pour me faire visiter la ville ou pour pratiquer l’espagnol et me faire découvrir le russe. Visiter avec des russes m’a permis de découvrir des endroits qu’on ne trouve pas dans les guides et qui ne sont pas accessibles au « touriste traditionnel ». Je me suis fait de nombreux bons amis qui m’ont constamment aidé et qui m’ont permis de surmonter toutes les difficultés propres à la Russie.


J’ai été vraiment impressionné par les gens en Russie ! A chaque fois que je rencontrais un nouveau russe, je me rappelais ce que j’avais lu une fois en faisant une petite recherche sur « faire des affaires en Russie » :
Les occidentaux sont comme des pêches ; les russes comme des oranges. Aux États-Unis, les gens se sourient et se tiennent la porte. On s’arrête et on demande aux gens comment ils vont. Mais ensuite on ferme nos volets, on teinte nos vitres, et on enferme ses secrets. Aux USA, c’est impoli d’essayer d’en savoir trop et de vouloir des détails sur la vie privée de quelqu’un. Les Américains (tout comme les Sud-Américains) sont tendres jusqu’à un certain point, mais ensuite tu atteins le noyau de la pêche. De l’autre côté, les russes ont une « écorce » comme une orange. Ils sont froid en public et avec les personnes qu’ils ne connaissent pas. Ils vont directement au but et ne tournent pas des heures autour du pot. Mais une fois que l’on a percé cette écorce, ils sont doux et tendres comme une orange. Les russes ont été incroyablement gentils avec moi, ils m’ont aidé quand j’avais besoin et ils se sont inquiétés pour ma santé (j’ai eu une petite grippe). L’hospitalité russe doit absolument faire partie des stéréotypes à véhiculer !! Je dirais que les gens sont beaucoup plus directs que ce à quoi on est habitué, ils ne se sentent pas offensés si on ne leur tient pas la porte ou qu’on les touche dans le métro (ça serait impossible de ne pas se toucher de toute façon !), c’est normal et ce n’est pas considéré comme mal élevé.

Avant de finir cet aperçu sur la Russie, j’aimerais vous raconter un dernier épisode épique de mon voyage, acheter des billets de train pour visiter Saint-Pétersbourg (qui est également une très belle ville). J’y suis allé en utilisant le Sapsan (équivalent du TGV), c’est très confortable et ça met environ 4 heures pour arriver à « Peter », pour environ 75€ l’aller simple (les trains de nuit mettent 8h mais sont beaucoup moins chers). En ce qui concerne l’achat des billets, je vous conseille fortement de vous faire aider par un russophone, acheter ses billets seul peut s’avérer être un véritable casse-tête !

Vous pouvez acheter les billets de quatre façons différentes :

  
Au guichet de la gare : soyez prêts à faire la queue un long moment et une fois arrivé au guichet, à tomber sur une femme russe (en général) qui ne parle que russe et qui n’essayera en aucun cas de vous faciliter la tache ! Même avec Google traduction, c’est difficile. Vous devez fournir vos informations de bases (nom, prénom …) en cyrillique pour que votre billet soit établit. Malheureusement pour moi, je ne savais pas comment écrire mon nom en cyrillique et étant colombien, je n’ai pas besoin de visa pour la Russie (donc nulle part ou trouver mon nom écrit en cyrillique), du coup impossible d’avoir un billet au guichet. Ça m’a finalement pris deux heures pour acheter mes billets (avec l’option du guichet automatique, cf ci-dessous, et l’aide de voyageurs parlant russe et anglais). Donc si vous devez acheter des billets, allez-y avec quelqu’un qui parle russe !

Au guichet automatique : Si vous ne voulez pas faire la queue au comptoir (même si souvent un peu d’attente quand même), des machines sont à disposition dans les gares et permettent d’acheter des billets de train. Le problème encore une fois c’est qu’elles ne sont qu’en russe et il faut donc se préparer et être patient.

Internet : Il est maintenant possible d’acheter ses billets en ligne, le site n’est disponible qu’en russe donc encore une fois c’est plus simple de se faire aider. J’ai voulu acheter mon billet sur le site du Sapsan, mais ma carte de crédit mexicaine n’était pas acceptée.

Les agences de voyage : Il y en a plusieurs au centre ville, il est possible d’acheter les billets de train directement, les prix peuvent être intéressants, mais il y a souvent moins de choix. Dans certaines d’entre elles, les employés parlent anglais. Il peut s’agir d’une option intéressante.

La Russie a été pour moi une expérience incroyable ; je me suis fait de nombreux amis et j’ai pu vivre la Russie plus comme un « local » que comme un touriste ! C’est encore difficile de me « déconnecter » de la Russie, j’y ai vraiment passé un excellent séjour, j’ai apprécié son architecture, l’aura mystique de certains lieux qui prévaut encore, son histoire et ses lieux insolites. J’ai pu également améliorer ma capacité à communiquer avec des personnes ne parlant aucune des langues que je connais. Voyager de cette façon m’a permis de créer un lien assez fort avec certains russes et c’est très dur de devoir se séparer aussi vite de ces nouveaux amis. Je souhaite déjà revenir ici, et une chose est sure, je reviendrais!! »